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2009
Juliette Clochelune
J'ai envie de vous partager la belle interprétation de Nana Mouskouri sur
"l'enfant au tambour" que j'aimais écouter dans mon enfance, dans les lumières
de décembre et des fêtes...
Elle me rappelle ce magnifique film " le Tambour" histoire d'Oscar, un
enfant hors du commun qui reçoit un tambour à ses trois ans et refuse de
grandir... il éprouve et bat la mesure du monde avec son tambour (il traverse
notamment le seconde guerre mondiale, le tambour au cou)...
"l'enfant au tambour" interprété par Nana Mouskouri
Sur la route, Param pam pam pam Petit tambour
s'en va. Param pam pam pam Il sent son coeur qui bat Param pam pam
pam Au rythme de ses pas Param pam pam pam
ram pam pam pam ram pam pam pam Ô petit
enfant,
Param pam pam pam Où vas-tu ?
Param pam pam pam
ram pam pam pam
Hier mon
père Param pam pam pam A suivi le tambour Param pam pam pam Le
tambour des soldats Param pam pam pam Alors je vais au ciel Param
pam pam pam
ram pam pam pam ram pam pam pam Là je veux donner pour
son retour
Mon tambour
Param pam pam pam
ram pam pam pam Tous les
anges Param pam pam pam Ont pris leurs beaux tambours Param pam pam
pam Et on dit à l'enfant
Param pam pam pam Ton père est de retour Param pam
pam pam
ram pam pam pam ram pam pam pam
Et l'enfant s'éveille Param pam pam pam Sur son
tambour.
****
2008 Juliette Clochelune
copyrigth Nadège Arnaud :
Crédits
: kit "oh! oh! oh!" de Juliegoodgirl et le kit "frissons" de
Petitmoineaux
***
2007
Dans chaque
perle de rosée
Tremble
Mon pays natal
Issa
***
Les lutins de la mémoire
(pour Yorgo dans l'autre versant... et Christaile de ce versant)
La tombe s'ouvre dans sa mémoire de glace
Tournez petits lutins dans l'ombre de sa trace
La nuit saigne dans vos doigts enroués du poids
De cette voix-ciel frêle entachée par vos lois
La vie de cet ami trouée dans la couleur
Détourne le visage au parchemin de l'heure
Les pas se déferont en sanglots de vertige
Le coeur se terrera en une fleur sans tige
Car l'arbre ouvre sa plaie à la pierre sans porte
Et la voix doucement en chemin fait la morte.
Clochelune
***
Imiter le chinois au coeur limpide et fin
De qui l'extase pure est de peindre la fin
Sur ses tasses de neige à la lune ravie
D'une bizarre qui parfume sa vie
Transparente, la fleur, qu'il a sentie, enfant,
Au filigrane bleu de l'âme se greffant.
Mallarmé (morceau cueilli du poème "Las de l'amer
repos...")
***
Valsent les papillons -
Je parle
Avec les morts
Hakkô
2005
vagues et
flammes
jaune et cendre
bleu et vie
la fumée
des morts réchauffe les vivants
âmes
rouges
coeurs verts ou
gris
coeur de neige
coeur de vague
coeur de feu
où est
ton
foyer ?
tourne tourne
souris des feuilles
feuilles et
flammes
vert et cendre
rouge et vie
épars les
mots brûlent, les morts rêvent
corps en
écharpe, en fumée dans le rêve du souffle, le vert
qui veille
cendre, feuille
où tu ne vivras jamais toi flamme d'âme jamais à
naître
la forêt
pleure sa bûche, crisse sa neige où nul
père-noël ne laisse de trace,
nulle flamme
pour
l'accueillir,
nulle botte dans
la cheminée
et le ventre se
fâne
flocon
desséché
mais chut, une
étoile de neige brille sur ta griffe
une ange de
neige
danse
voyage d'hiver
fleur de bach
noël
étire les mémoires
Juliette Clochelune
2004
Le
coeur des morts vient de s'ouvrir
(Pantoum)
Les feuilles
d'arbre vont sourire
Allumant leurs branches vivantes
Le coeur des morts vient de s'ouvrir
Quand dansent les étoiles lentes
Allumant leurs branches vivantes
Les pas pétillent dans la transe
Quand dansent les étoiles lentes
Les anges pensent en cadence
Les pas pétillent dans la transe
Quand le chemin bat des deux ailes
Les anges pensent en cadence
Traçant la terre dans le ciel
Quand le chemin bat des deux ailes
Une enfant joue à saute-rêve
Traçant la terre dans le ciel
Elle éveille toutes nos sèves
Une enfant joue à saute-rêve
Pour caresser le coeur des morts
Elle éveille toutes nos sèves
L'univers vibre ses accords
Pour caresser le coeur des morts
L'entre-monde vient nous sourire
L'univers vibre ses accords
Nos souvenirs peuvent s'ouvrir
Juliette Clochelune
Coeur bossu
Le coeur crie gronde grandit dans sa cage. Luit trop vite.
Les barreaux se rapprochent peu à peu à l'étouffer.
Coeur craque pleure pourrit de branches en branchies. Bleu
glaçon.
Le coeur appartient à la bossue, femme au dos qui sans cesse se
voûte comme un tronc d'arbre penché.
Frappez-le, tuez-le, y'a rien à voir, rien à
espérer.
Non mais pour il se prend ce coeur avec ses envies d'être
adopté ou
compris ?
Vous vous rendez compte, un coeur tout voûté, qui
ça peut
intéresser ?
Coeur encroûté retourne à tes moignons, à
tes ordures aux pétales
fanés.
Le soleil, tu connaîtras jamais, te berce pas d'illusions, t'as
qu'à
crever, à pourrir, tu vois comment pas k't'es foutu ?
Tu demandes rien, juste une place pour tâcher de pas avoir trop
froid, de pas avoir ce regard-là empoisonné en toi
qui coule et te
rejette et te brise depuis k't'es né.
T'es né tordu, alors dégage, on veut pas de tordus ici,
tu vas pas
aider l'humanité à pousser droit, toi !
Quoi ? Tu te tords pour voir des bouts de cerfs-volants, ah bon !
C'est qui croit encore au père noël, c'ui-là !
C'est un vampire qui t'emmènera et te croquera, et t'auras de la
veine, t'auras servi à nourrir une vie, déjà
ça.
Rends-toi utile et te trémousse pas comme ça !
Viens craquer ta mémoire sous mes dents.
Juliette Clochelune
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