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jean guy
| Envoyé vendredi 02 septembre 2005 - 14h32: | |
Un texte re-travaillé ====================== J'avais perdu l'enfance Et j'allais, je venais Serrant au près les vents D'est en ouest, du sud au nord Si loin des certitudes; Imaginant la vie la mort, aussi. Comme on compte au boulier sans savoir, au hasard Et le compte n'est jamais bon Comme on recompte absurde La monnaie égarée dans le fonds d'une poche Plus tard on la retrouve Démonétisée sans valeur Que celle d'un souvenir Un tableau sur le mur ce sont des zinnias jaunes Qu'a peint une cousine Le ciel bleu d'un dimanche sur le kiosque à musique Une photo jaunie de premier communiant En aube blanche. Des genoux écorchés barbouillés d'éosine. Les seins pointus d'une voisine, Elle s'appelait Joëlle ou peut-être Jeannine, Pierrette ou Marie-France. L'enfance ! Des larmes à tout faire Pour toutes les saisons, La saison des rhubarbes, De la gelée de coing, Des chutes à vélos Et celle des oranges. Larmes de maintenant J'avais perdu l'enfance Et je l'ai retrouvée, Le premier jour d'octobre Quand tu nous as quitté
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Kel
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 23h48: | |
C'est très beau. J'aime. "Des larmes à tout faire Pour toutes les saisons, La saison des rhubarbes, De la gelée de coing, Des chutes à vélos Et celle des oranges." ........ |
   
à vous
| Envoyé lundi 05 septembre 2005 - 23h24: | |
Moi aussi j'aime ce poème. Certains perdent le souvenir de leur enfance et la retrouvent "Démonétisée sans valeur Que celle d'un souvenir", d'autres la réchauffent vivante au plus profond deleur secret, d'autres préfèrent n'y jamais penser..., mais il est peu d'hommes qui n'en fassent un poème, un jour, de leur voix ou de leurs mains, ou en secret, quand l'heure d'un adieu est venue. (lilas) |
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