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Ludo
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 06h19: | |
Pardon, je me suis plantaillé... je bouge plus de ce fil |
   
Ludo
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 06h19: | |
overjoyed après le moi de juillet, le moi d'août. à chaque mois suffit son moi. les masques, comme des feuilles, continuent de tomber de mon grand moi. dans le parc ce midi il n'y avait personne. quelques arbres s'agitaient au passage d'un vent mou. et le silence des grandes vacances, quand la ville dort à l'ombre des plages, neutralisait la chaleur des rayons du soleil. un petit train fantôme voyage au coeur de l'été décapité. sans arrêt sans arrêt sans arrêt. |
   
Ludo
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 06h20: | |
rocket love puis la nuit, ce puits de réverbères. bruit de moteur. une voiture file vers l'aube, solo de guitare traversant la saison étoilée. je pense aux souffles doux dans l'habitacle, en route pour le voyage intime des peaux qui tombent des corps, robes et pantalons de chairs abandonnés aux portes du sex motel. des mains serrées sur le levier de vitesses, sourires murmurés, les regards scintillent encore chacun de leur côté. si je sortais pour du stop? |
   
aar
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 15h56: | |
salut ludo |
   
Ludo
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 17h10: | |
Salut Aaron ! |
   
Jordy
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 21h51: | |
Beau texte, Ludo. |
   
Ludo
| Envoyé samedi 03 septembre 2005 - 22h11: | |
Merci Jordy. |
   
Ludo
| Envoyé dimanche 04 septembre 2005 - 09h43: | |
another star lac d'angoisse, lisse impassible, tragique vision de voyage. ortie des rives, terre de la friche criblée de brumes acides en fuite. tonnent les horizons en armées de voix tenaces au cri. au cri du ralliement au cri des mains de chair devenues sable au toucher, mes paumes d'abysses. à l'abordage des nuits intimes près du foyer où crament ongles de raison sur doigts d'enfance. rapt du radeau, iceberg de moi au procès d'épaves précieuses. bouées des larmes à la barre sur mon visage noyé. bâillon d'arrière pays sur mes lèvres rouge aphones. en joue mes yeux! mitraillez l'âme! feu de silence! la nuit de paille les jours en flammes, cartons plastiques, décharges à coeur ouvert, remplies de songes, sac d'amour. lac d'angoisse au fond touché d'une illusoire identité. illusion! illusion d'angoisse, illusion de lac, illusion de perte, illusion de silence. mots d'illusions. boire l'illusion, le silence la perte l'angoisse, ce lac en kit monté par l'ouvrier de moi dans son usine à peurs. par son salaire de temps perdu. ses alcools bus à la pause, esquinté de labeur, abruti. confortable galère de l'habitude dressée par des contremaîtres mesquins. pas de fuite ici. boucan de fers oreilles casquées. chants de coton en fleur d'acier. assez! assez! démissionner des peurs, saisir le sac d'amour passé d'une décharge au vestiaire, bien contre l'échine du coeur sensible. ouvrir grand les gueules noires aux lourdes "paupières portes", déserter les flots du lac d'images, fleurir les orties du passé, cliquetis, clapotis. fin d'époques inconscientes. en vase clos. dehors la route. dehors le voyage. sur le plein champs du chemin offert à mes pas de lettres, tracé encore hésitant du mot enfin choisi... LIBERTÉ. |
   
Cécile
| Envoyé dimanche 04 septembre 2005 - 11h03: | |
le style Ludotien ! j'aime cette recherche de création, ce quotidien dans tes mots, simples, efficaces. Ca coule tout seul, pas besoin de les forcer... à te lire encore ! |
   
aar
| Envoyé dimanche 04 septembre 2005 - 11h11: | |
La Liberté mangeant des baies de sorbes dans un ciel blanc
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Ludo
| Envoyé dimanche 04 septembre 2005 - 11h28: | |
Bisous miss Cil et thanx ;-) bon, je raye liberté à la fin et remplace par ton dessin Aaron ! - Liberté, chérie! on saute à l'élastique, dis ? - une minute mon petit, je bouffe ! |
   
Ludo
| Envoyé dimanche 04 septembre 2005 - 15h47: | |
Putain je raye entièrement le dernier, oui ! beeeeuuuuuuuurk , sur le coup je le trouvais génialissime!!! j'essaierai de le liposucer un de ces jours ou peut-être ^pas. |
   
Ludo
| Envoyé lundi 05 septembre 2005 - 09h20: | |
another star lac d'angoisse, lisse et profond. ortie des rives : terre de la fuite nimbée de brumes acides. tonnent les horizons en armées de voix tenaces au cri. au cri du ralliement, à celui des mains de chair devenues sable face aux mots, mes paumes d'abysses. à l'abordage des nuits intimes, près du foyer où crament ongles de raison sur doigts d'enfance. mon radeau au procès d'épaves précieuses. bouées des larmes à la barre. sur mon visage cagoulé pleure l'arrière pays de mes lèvres. en joue mes yeux! mitraillez l'âme! feu de silence! la nuit de paille les jours en flammes - amour, plastique - dans ma décharge à coeur ouvert. lac d'angoisse. le fond touché d'une illusoire identité. illusion. mots d'illusions. boire le silence, la perte, l'angoisse, ce lac en kit monté par l'ouvrier du moi dans sa fabrique à peurs. pour un salaire de temps perdu. confortable fouet de l'habitude manié par des contremaîtres mesquins. pas de fuite ici. boucan aux fers. boulets de coton en fleurs de plomb. assez! assez! démissionner des peurs! ouvrir grand les gueules noires aux lourdes paupières portes, quitter le lac. fin d'époques inconscientes. en vases clos. dehors la route. dehors le voyage. sur le plein champs du sentier où vont mes pas de lettres, le tracé hésitant de mots enfin choisis... fruits d'homme.
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aglaé
| Envoyé lundi 05 septembre 2005 - 18h20: | |
Fruits d'hommes...Freedom...Belle trouvaille. |
   
Ludo
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 04h47: | |
petit pays - Auxi Val d'Authie. J’ai construit un petit pays. Au creux d’une vallée belle comme un camion. J’ai fait couler des mots. Des mots vifs manque d’air. Inconscient du danger. Des momies, bandelettes poupée autour du pouce à paroles. Quand ma mère était un village et mon père une route. À l’appel des buissons. C’était un mercredi de moufles et de cache-nez. Une chaleur légendaire se répandait au pied du convecteur à flammettes bleues, quand le livre d’aventure saigna mes indiens sur le tapis moëre. J’avais appris à lire et le sang de papier fit jaillir une source au milieu du saloon. Pa’ le grand chemin, Pa’ la grande piste, je colle mon oreille, y es-tu ? un écho de sabots, un moteur de Simca, au loin. Et Maman en City, douce City dorée. Je deviens pionnier, obligé. Sinon comment donner dimension à cette veine de mots ? Pour qui ? Il devait bien y avoir à l’Ouest d’Auxi une frontière au temps, une prairie de rêves où chasser l’après-midi d’ennui. Où trouver des amis qui deviendraient des frères… Alors il y eut ce livre. Qui se mit à couler et que j’ai suivi. Dépassant le couloir, franchissant la porte d’entrée, quatre à quatre les escaliers, au revoir village chéri, les lunes marchent à travers phrases, pissenlits, rosés des prés, mes pas d’imaginaire jusqu’au lit de l’Authie. Au travail, mots à l’eau ! Retapissez-moi ce lit, ce coin, min coin ! Min tchio coin d’paradis. Hé mes copains, où êtes-vous ? Hé mes frères ! J’ai fabriqué un petit pays dans cette clairière d’Authie. J’ai plongé ma rivière dans cette rivière ! Double ration de rivière pour tout le monde ! Personne ? Mais c’était joli tellement joli, à en oublier tout, le silence et l’absence, à y laisser sa peau, ses mots ne pas grandir en bord de rive. Fasciné par l’image évadée des siens. Grand être petit. Toujours retourner au pays fabriqué. Inconscient du danger. Au bord de la rivière, seul mais innombrable. Habitude d’évadé. Tout a commencé un mercredi. Oui, c’est sûr. Quand ma mère était un village et mon père une route.
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flo
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 11h18: | |
"Tout a commencé un mercredi. Oui, c’est sûr. Quand ma mère était un village et mon père une route" Cette phrase est un roman à elle toute seule. trait de génie et de suggestion. wawww Flo |
   
jml
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 13h07: | |
ce dernier texte est une merveille. "Tout a commencé un mercredi. Oui, c’est sûr. Quand ma mère était un village et mon père une route" wawww en effet |
   
Cécile
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 13h17: | |
Je vais dire un peu la même chose que Flo et Jml... Superbe cette phrase finale ! elle cloture bien le texte... Bravo Ludo |
   
Ludo
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 14h03: | |
Merci les ami(e)s (sans bouillir le trait!) Coucou Flo ;-) |
   
flo
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 14h05: | |
coucou ludo! j'ai vu que tu as publié un recueil? Tu me dis comment je peux te l'acheter? flo |
   
Ludo
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 14h21: | |
Envoie-moi un mail ludoka@laposte.net (merci) |
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