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Teri
| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 01h56: | |
Chère muse, Espèce de vile engeance. Je n’apprécie que très modérément la façon pour le moins cavalière dont tu as pris congé de moi récemment. J’ose espérer que tu as dans l’idée de ramener fissa ta petite personne et ton petit cul flétri céans, pour ne pas me voir dans l’obligation d’user de sévices suffisamment persuasifs et qui porteraient sans aucune espèce de doute un coup très sérieux à ta réputation, largement infondée ces jours derniers. Parmi les menaces que j’envisage de mettre à exécution, l’écriture d’un poème traitant d’abeilles qui butinent en sifflotant le pistil de fleurs au parfum délicatement suave du printemps, le tout sous couvert de rimes exagérément riches. Si cela ne suffit pas à te faire entendre raison, je n’exclus pas d’embrasser une prometteuse carrière d’auteur à l’eau de rose sous le pseudo fort tendancieux de Marquis Lover ©. Il va de soi que ces jours d’absence seront déduits de tes honoraires honteusement faramineux à la lumière de ton récent comportement. Je te prie d’agréer l’expression de mes sentiments les plus insupportablement courroucés. T.A.
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L'amuse
| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 07h12: | |
Cher Marquis Lover ©, Je ne m'accomode pas de courroux, ni même d'impatience. Moi, Monsieur, j'ai assez à faire avec le troupeau du ciel qu'il faut mener au bleu, les collines à polir jusqu'à la verte rondeur qui enchante votre oeil, le saule à incliner sur les frissons d'une onde, la lune à rapprocher pour rallumer vos nuits, les fleurs à butiner pour vous dorer de miel, les oiseaux à plumer pour étoffer vos chants, toute la mer à écumer pour le butin des îles, l'archet à faire vibrer sur les cordes du silence, le sourire à semer pour faire éclore la paix, l'amour à rattraper par la peau de l'espérance. Il vous va bien, Monsieur, de me décocher vos traits alors que je vous habite par le souffle. Mais vous, bien sûr, l'ignorez qui fredonnez lorsque vous m'entendez et qui me maudissez lorsque vous me tournez le coeur. Plus près que vous pensez
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pour çà muser
| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 18h56: | |
Chouette échange ou mime d'échange ! (Lilas) |
   
Fopoêt
| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 21h41: | |
Ma muse J’avance les yeux fermés, dans cette nuit de chien… J’avance en attendant l’amour... Ma Muse... Ma muse, qui me dévale… accroché… au destin… Pas celui là…L’autre ! Celui qui marche seul… Celui qu’on ne rencontre pas.. Lui… Mon destin et Ma Muse Aux olympiades de mon nombril Avec mes mises à l’heure… dans la broussaille bi-journalière d’une extraction de verbes, à lui prêter des mots. Lui… Mon destin et Ma Muse d’une autre destinée Dans la sensualité, des gestes imaginaires L’autre partie de moi, dans les matins d’un autre. De l’autre coté des mots Elle et cet autre… Elle et ma triste vie Dans l’invisible monde Avec la sénescence de ma chienne de peau. Elle… Ma Muse Elle… Des toujours…Ma Muse démuselée, dans les passages étroits de mes lignes de mire… A ses seins libérés.. Son ventre disponible Dans l’ombre cavalière des draps d’un autre lit… A sa bouche rassasier…de fleurs, à fleur de peau… Au centre des écumes… A ses lèvres abusées, à la syntaxe que j’injecte, dans ses rêves à distance … Quand se pointe mon verbe Quand se pointent ses gorges, au piano de mes doigts… Ma Muse comme la mer, haute dans ses trafics… Dans sa petite mort Ma Muse comme au jusant… Qui me va Qui me vient Dans mes mains… Dans le vide… Et qui meure d’encor… Ma Muse quand tout fout l’camp Dans un gris cathédral Aux semblants, sans nos gestes Dans nos mises à l’épreuve des hallucinogènes… Ces voyages en dedans ! Ma Muse, moi et mon chien et le temps qui m’affale Avec sa voix dissimulée, derrière mes mains aveugles Dans nos petits papiers pliés sur l’écriture Avec les mots que l’on avale, ruisselant nos murmures Nos langues diluées des éclats de silence Nos pouls synchronisés... aux rythmes des horloges Moi et Ma Muse… Dans la géométrie des gouffres horizontaux, nos yeux ouverts à l’aventure, d’une insatisfaction. A peindre l’immobile… Un rêve Un sentiment L’amour invulnérable Quant tout semble d’encore Presque de vérité… Dans nos espaces intimes, humés d’imaginaire, où l’inconscience oblique, du coté d’un Ailleurs L’autre coté de nous, l’autre coté des heures, à supporter le temps, d’infiniment sans elle, aveugle et sans sa voix Des lignes Aux écritures… A peine imaginaires, qui nous parlent de nous… Comme un rêve rêvé… D’Amour… A pas de loup..
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folecteur
| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 22h48: | |
Bravo belle tirade une muse libre dans un style digne des classiques sans alourdir de rimes. ça me plaît me suis demandé s'il n'y avait aucun emprunt et dans ce cas ma reflexion est flatteuse |
   
Kel
| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 22h48: | |
Whaou. Ce me laisse sur le cul. |
   
pour le fopéte
| Envoyé lundi 12 septembre 2005 - 23h20: | |
ça me laisse sur les paumes,les pieds en l'air!!superbe!!! |
   
pour l'auteur
| Envoyé mardi 13 septembre 2005 - 01h21: | |
Vraiment très réussi ! j'aime beaucoup. (Lilas) |
   
Fopoêt
| Envoyé mardi 13 septembre 2005 - 17h36: | |
Avant d'aller me pendre entre Bouvard et Pécuchet je prendrais bien un vers pour illustrer les dires...
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Jordy
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 13h20: | |
Bon, maintenant c'est clair, Fopoét, c'est bien JG, sûr et certain à cent pour cent. "les olympiades de la bouffe" (Ferré) "le faux poète" (Ferré) AUCUN doute n'est permis. |
   
Jordy
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 13h22: | |
...et j'oubliais "à pas de loup la paix" (vasca) |
   
JG
| Envoyé mercredi 14 septembre 2005 - 16h58: | |
Mais tu rigoles ou quoi , j'hallucine! Et ça se dit Prof! Ben merde alors... |
   
Jordy
| Envoyé jeudi 15 septembre 2005 - 16h19: | |
Jacques, prends pas la mouche! Tu as fait des progrès EXTRAORDINAIRES depuis que je t'ai connu sur le forum bleu. Tu as PLEIN de fans, de quoi te plains-tu? (je note que tu ne les remercie jamais , ce que je trouve très indélicat) Tu es un assembleur GENIAL (tu sais que je dis toujours ce que je pense) Tu fais des bouts excellents, jamais reliés, jamais aboutis, jamais centrés vraiment sur le thème. Mais ça existe! Et d'ailleurs, ça baise la gueule à plein, plein de gens! mais pas à moi. Je te JURE que je ne suis pas la muse areigne, mais elle a raison à cent pour cent! "C'est du n'importe quoi juxtaposé pour faire semblant, je suis courroucée, c'est de la tromperie qui abuse de vos naïvetés___________________________ " J'ai trop la connaissance professionnelle de la thématique à ne jamais oublier dans un texte. C'est trop épars, c'est trop n'importe quoi. mais attention! les bouts ne sont pas n'importe quoi! ils sont juste assemblés n'importe comment. Il n'y a jamais de RESOLUTION. je te jure, crois moi! il n'y a que moi pour t'indiquer la direction, TU PEUX LE FAIRE ! Tu a plein de trucs personnels, inspirés de Ferré, bien sûr, c'est normal, moi aussi, Rob aussi, mais EVITE les plagiats directs! tu PEUX le faire, tu as assez de talent pour le faire! RECENTRE! sois TRES exigeant! Tu sais, je t'aime bien! un type obsédé par Ferré, forcément je l'aime beaucoup. Ne crois personne à part moi, je te jure, je sais! Tu as le potentiel pour être excellent. N'oublie pas! le thème, le thème! |
   
àJG
| Envoyé jeudi 15 septembre 2005 - 16h39: | |
j'aime bien ceux qui sont fidèles. même à un poète . et aussi les sensibles because bienvenue au club (:-) JG il faut écrire sous ton pseudo habituel c'est tout. et écrire pour le plaisir surtout . et tiens j'ai oublié cette musaraigne chauve. je répare tout de suite Hélène
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Jordy
| Envoyé jeudi 15 septembre 2005 - 19h28: | |
Je suis stupéfait que certains ne reconnaissent pas immédiatement la "manière" de JG. C'est pourtant toujours évident. Il peut mettre Athor, Atravers, Fopoète ou n'importe quoi, je le reconnais tout de suite, tellement c'est toujours flagrant. |
   
JG
| Envoyé jeudi 15 septembre 2005 - 19h41: | |
Oops ! T'allais dire " tellement c'est toujours nul" ne mens pas :o)) "ça baise la gueule à plein de gens" Tu dis ça comme si c'était volontaire de ma part. Je n’ai pas ce sentiment de rouler d'éventuels lecteurs lorsque je poste un texte quel qu’il soit. En fait, je me suis établi une règle, qui m'est propre et qui consiste à faire pour chaque vers une métaphore, ce qui ne me laisse peu de place pour argumenter surtout lorsqu'il me semble que le texte reste compréhensible. En supposant que je me lance à narrer chaque phrase par une autre phrase pour un texte tel « ma muse », je risque de devoir en écrire le double. Tout ça pour justifier inutilement presque chaque vers pourtant très facile à comprendre et dont le contenu suffi à lui-même… Enfin c’est mon avis ! Pour ce texte-là en tout cas, bien que je ne procède pas toujours de cette façon comme tu sembles vouloir dire… Tu ajoutes que j’écris mieux qu’il y a quelque 3 ou 4 ans (et oui ça passe hein !) peut-être 5 même ; ben ça, je le sais, puisque j’ai presque tout viré de ce qui était mes premiers textes… Et grâce à qui j’écris mieux ( ?) Ben à toi en grande partie « idiot » :o)) avec t’es coups de pieds au cul qui font du bien ; Mais putain ce que tu peux êt’e chiant avec les apostrophes piqués ou tous les mots qui appartiennent à je ne sais plus qui ( bon si « je sais » ) Et même si c’est un mot ! Un mot n’est ni un vers, ni une phrase… Moi je trouve qu’un seul mot, peut-être assimilé à 2 ou 3 notes de musique et c’est cette musique là qui m’intéresse, pas toute un vers, ni tout un texte… Parfois lorsque j’écris un truc, je me demande si Léo ou Jean Machin ne l’a pas déjà employé, sans pour autant bien connaître le texte ou la chanson.. Pis PAM ! Raté… Le plus con, est que je m’en doute plus ou moins sans une vraie certitude.. Par exemple ; le truc « Tu penses à quoi » J’avais envie d’écrire sur ce thème, sachant par contre que Léo avait déjà écrit « Tu penses à qui ? » je me suis dit « m’en fiche », j’écris quand même et sans relire son texte et loin de le connaître pas cœur. Je l’ai donc écris quand même, mais avec seule la musique dans ma tête… Voilà ma façon de plagier et encore pas toujours. Alors parfois, un mot-ci, un mot-ça pff, quelle importance( ?) on s’en fout ! enfin moi je m’en fous, sauf quand ça permets à certains de minimiser un texte que j’ai mis parfois 2 ou 3 heures à pondre ou que je peaufine encore 6 mois plus tard…
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Jordy
| Envoyé jeudi 15 septembre 2005 - 20h39: | |
Je t'aime Jacques le plombier! :-)) CONTINUE ! (mais recentre, je te jure, recentre! Je veux que ça coule et qu'on sente une unité C'est le plus important de tout! Tu PEUX le faire!) |
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