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zeio
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 11h59: | |
C'EST TOUT DROIT, PUIS À GAUCHE EN SORTANT Je l'ai vu un matin regardant le soleil, C'était vraiment le premier jour, j'en suis sûr... Il faisait beau ou il pleuvait, c'était pareil ; J'étais encore sans névroses et sans blessures. Il n'y avait pas encore ces paysages Désolés, au-dedans de mon naïf moi, Puis j'avais tout dans mon cœur et j'étais très sage... Et puis je n'avais toujours pas connu le froid. Tout est nouveauté pour un enfant qui voit tout, On compte un, deux, trois puis on saute dans le vide ; On quitte la vie croyant palper la douceur, Avant de se retrouver la tête livide A faire des grands signes comme un automate. Le temps de comprendre qu'on n'est peut-être rien, On grimpe dans les arbres comme des primates A s'attraper des fruits qu'on s'arrache des mains. Au beau milieu de ce grand cirque dérisoire On crie dans tous les sens à qui voudra l'entendre J'existe, je suis présent au fond du trou noir... Je veux être aimé, moi aussi j'ai un cœur tendre. Je veux réussir, faire plaisir à maman, Et même trouver l'amour et toutes ces choses, Je crois que j'y ai presque crû un moment (Quand on trouve l'amour je crois que ça s'arrose), Mais rien, pas un son audible, juste du bruit, Pas même une voix humaine au creux du vacarme. De mon hublot je ne vois rien d'autre, la nuit Et un peu de souvenir pour tromper mes larmes. Maintenant j'ai l'œil en moi captant la détresse Et la vie est vue du dehors, loin du festin. Je crois que je suis la spectateur de la pièce Ou, fatalement, on va crever à la fin. Bientôt je serai éteint, lâche, froid et nu. Je me suis rencontré un matin, moi enfant Et je crois bien que je ne me suis pas reconnu. J'ai crû exister un moment, j'ai fait semblant. 19/09/05
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à zeio
| Envoyé jeudi 29 septembre 2005 - 10h11: | |
"Je me suis rencontré un matin, moi enfant " essaie de le chercher , de retrouver son regard. aime le c'est toi tiens mes doigts avaient écrit c'est " toit " redevenir aussi émerveillé qu'un enfant, malgré les nuages voir le bleu , l'espace et tirer la langue à ceux qui veulent nous montrer le gris au moins quelques instants chaque jour. la poésie t'ouvre les bras Hélène
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