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lilas
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 21h36: | |
Ecoute elle est venue la pluie elle revient toujours noyer les gazons gris sous ses fumées de bruine Ecoute elle chante pourtant sur l'arbre toujours vert elle murmure au vent des mots de transhumance et les moutons pensifs arrêtent de bêler Ecoute elle lave la roche usée et potinière qui raconte aux bergers les ancêtres lointains inconnus qui fouillaient l'eau glacée des rivières patients pour y trouver l'or pur de leurs désirs Ecoute elle revient la pluie du plus lointain des loins réveiller l'enfant mort derrière les lunettes derrière les frileux cache-nez de l'automne derrière le noeud des cravates serrées sous les talons cirés qui griffent les pavés Ecoute elle cherche la pluie la silhouette aimée qui lui ouvrait la porte sur un soir lumineux de lampe et de feu clair de chaleur de bonté de douces confidences elle parle la pluie de ces choses du tendre qui vont mouiller ta voix
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Cécile
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 21h41: | |
il y a de bonnes choses dans ce poème Lilas. mais je pense qu'il peut être retravaillé et gagner en légéreté, fluidité.... par exemple, il y a plusieurs fois le mot "toujours" un mot que j'essaie pour ma part d'éviter... Ca alourdit parfois. Le premier "écoute" pour moi n'est pas forcément utile et en l'enlevant ça peut laisser de la place pour la suggestivité au lecteur qui s'imaginera de lui même le bruit de la pluie... en fait quand on écrit on a toujours tendance à vouloir trop en dire... "du plus lointain des loins" ça sone peut être un peu bizarre aussi. Bisous |
   
philippe Bray
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 22h21: | |
Cécile, Il y a deux "n" à sonne. Ce n'est pas toujours vrai de dire qu'on a tendance à vouloir trop en dire.Il faut dire ce qu'on a à dire ni plus ni moins et surtout ne pas vouloir se comparer aux autres et cela uniquement l'auteur peut le savoir, ce qui ne doit pas l'empêcher d'écouter ce qu'on peut lui dire. Parfois aussi, la répétition est nécessaire, elle marque une insistance sur un point particulier du poème comme Erik Satie l'a fait avec son piano. Chaque poète doit avoir un style qui porte un fond qui doit se reconnaître sinon, je ne vois pas l'intérêt. |
   
pour Cécile
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 22h22: | |
Coucou, Cécile ! merci pour ton attention constructive . -l'arbre encore vert (!) - quant au rythme, je sens bien ce qui ne "va" pas : l'"aimant" de l'alexandrin que j'ai voulu briser, à contre-coeur, au risque de tout ... désorganiser ! cela, je l'ai réussi, à la mise en voix, ça coince ! (:-))) J'essaierai de retrouver la musique en "sauvant" les souvenirs que j'aime et qui sont à la source. -du plus lointain des loins : je le garderai pour la musique.(licence poétique ! ) Je t'embrasse (lilas) |
   
Hélène
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 23h02: | |
les ancêtres lointains inconnus qui fouillaient l'eau glacée des rivières pour la même respiration que la suite. et il manque un pied ici derrière le noeud des cravates serrées sauf si tu prononces derri ère mais ça fait démodé dans un poème que tu as très bien libéré pour " écoute" tu peux peut être l'enlever entrer directement dans " elle est venue la la pluie ... et par contre terminer le poème par " écoute ... " essaie je crois que c'est à la fois plus léger et plus émouvant mais tout dépend de ce que tu ovudrais provoquer comme émotion partout et le mettre seulement à la fin du poème
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Hélène
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 23h03: | |
les ancêtres lointains inconnus qui fouillaient l'eau glacée des rivières pour la même respiration que la suite. et il manque un pied ici derrière le noeud des cravates serrées sauf si tu prononces derri ère mais ça fait démodé dans un poème que tu as très bien libéré pour " écoute" tu peux peut être l'enlever entrer directement dans " elle est venue la la pluie ... et par contre terminer le poème par " écoute ... " essaie je crois que c'est à la fois plus léger et plus émouvant mais tout dépend de ce que tu voudrais provoquer comme émotion partout et le mettre seulement à la fin du poème
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Cécile
| Envoyé mardi 20 septembre 2005 - 23h27: | |
oui Philippe, j'ai tapé trop vite sans me relire pour "sonne", avec le net le défaut c'est bien celui de taper trop vite... et bien sûr que l'auteur ne retiendra que ce qui l'intéresse dans les différentes critiques... pour ma part, ça m'a beaucoup aidée qu'on me critique. Ca m'a permit d'écrire autrement. et surtout de découvrir mon écriture. Et je suis aussi pour que chaque auteur possède son propre style, sinon, il n'y aurait aucun intérêt à lire. |
   
Yann B
| Envoyé mercredi 21 septembre 2005 - 00h25: | |
La pluie sans fin Comme l’embrun La pluie qui lave L’âme des pierres tôt matin La pluie gris bleue des yeux du ciel Quand ils ruissellent Sur mon chemin De sa voix claire Cantabile La pluie qui noie Les frondes froides des allées La pluie qui fait pleurer les charmes A chaudes larmes Sur mon chemin Au long du jour La pluie qui berce De sa romance Les jours trop courts que l’hiver gerce Et puis la pluie qui longtemps luit Comme un espoir Dans des miroirs Sur mon chemin . |
   
Llilas pour Hélène
| Envoyé mercredi 21 septembre 2005 - 02h12: | |
Merci pour ta lecture attentive, Hélène . je crois que j'ai tout dit dans le courriel précédent : il faudra que je reprenne l'ensemble et pour l'instant je fais moisson de vos remarques et en tiendrai compte puisqu'elles vont dans le sens de mon impression finale ( qui m'a fait risquer ce texte d'il y a un ou deux ans et que j'avais laissé dormir un peu . Voyons les détails que tu évoques : -"les ancêtres lointains inconnus qui fouillaient l'eau glacée des rivières pour la même respiration que la suite." : oui, c'est une bonne solution pour le rythme. Je l'avais envisagée puis éliminée -tout comme : "les ancêtres lointains inconnus", d'ailleurs - parce que je pensais "inconnus" comme substantif, et non comme adj. ( en me disant d'ailleurs que seule la diction, faute de ponctuation, pouvait mettre le sens en évidence). Mais il faudra bien choisir et ... la musique doit l'emporter ! -"et il manque un pied ici : derrière le noeud des cravates serrées sauf si tu prononces derri ère mais ça fait démodé dans un poème que tu as très bien libéré" : Surtout pas de diérèse, en effet, ici ! Oui, il manque un pied, mais ce n'est pas une étourderie , c'est une solution maladroite pour "casser le ronron de ces maudits alexandrins dont la respiration -même dans ses variations ! - m'est tellement naturelle, que je serais capable de dire sur ses rythmes n'importe quoi , même de très prosaïque( je m'y suis amusée tant de fois avec des amis !). Ici ce choix était stupide car les autres alexandrins et les hexamètres "regroupables" (! pas joli! ) dominaient . C'est vraiment un tout à réentendre en moi. -En ce qui concerne "écoute", je ne sais pas encore, cela dépendra de l'effet général produit par l'ensemble. C'est une bonne idée de l'essayer à la fin. Ce qui m'a le plus interessé, c'est que vos remarques sur cette invite ont attiré mon attention sur le fait que j'en abuse un peu trop. Cela revient dans quatre de mes textes. Un besoin de partage et de confidence ... qu'il faut en tout cas maîtriser ! A bientôt avec deux grosses bises pour une bonne nuit ! |
   
Hélène
| Envoyé mercredi 21 septembre 2005 - 09h50: | |
Lilas tu peux garder le rythme des alexandrins en le cassant à mojn avis parfois 6:6: ou 4:4:4: ou (;-)6:4:2 je crois que je le fais inconsciemment parfois j'en suis libérée depuis longtemps et donc je n'y pense pas contrairement à toi qui en craignant de ne pas pouvoir le faire te force ce qui te donne cete maladresse ( la seule avec ce vers " boiteux " moins souhaité à cet endroit je pense que c'est la lecture à haute voix qui est le meilleur guide. cela se faisait beaucoup aussi les répétitions de phrases autre fois par exemple je n'ime pas les " si j'étais . à chacuq début de bers . je les aime une fois ou deux, clairsemés en tout cas il vaut la peine de vivre ton poème. |
   
à Yann.B
| Envoyé mercredi 21 septembre 2005 - 09h53: | |
Bonjour Yann.B je vais, ouvrir un nouveau fil avec ce poème . je le laisse malgré tout puisqu'il est écho à celui de Lilas . mais peut être que certains visiteurs auront envie de le commenter et il mérite d'attirer l'attention. à vous relire . poéticamitié Hélène |