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Hélène
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 09h31: | |
L'arbre croit toujours au printemps et chaque fois l'été le brûle C'est ainsi que ses feuilles cramoisies Meurent et nourrissent l'hiver
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Kel
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 09h41: | |
Intéressant ton petit texte.. Quatre saisons dans un mouchoir de poche. |
   
Hélène
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 14h00: | |
merci Kel il plusieurs significations j'aime bien l'idée du mouchoir de poche ça lui va bien (:-) |
   
pour Hélène lilas
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 14h17: | |
Très suggestif ce petit poème "de poche" dont les deux premiers vers sont particulièrement à méditer ... J'aime beaucoup ce style concis et cette simplicité ardente. ... mais l'hiver ne se nourrit pas que de feuilles mortes, bien sûr ! (:-) La preuve ! |
   
Jean-Marc
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 16h39: | |
Hélène, j'aime cette proximité avec la nature. le poète n'est-il pas un peu sourcier ? JM |
   
Hélène
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 17h09: | |
merci Jean Marc j'aime bien que la nature parle à ma place (:-))elle est discrète |
   
Athor
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 17h20: | |
Y’a jml qui est un grand spécialiste pour faire parler la nature (un truc de malade comme dirait mon gamin)… La nature et les choses d’ailleurs, je crois que le texte que j’ai le plus apprécié de lui pour le moment est « L'Opéra des Boeings ». Vraiment génial. Pis tiens ! J’vous en remets une couche ! L'Opéra des Boeings Rats et barbituriques, ça roule toute la nuit. La prière des pauvres au fond des tiroirs-caisses. Fantasmes électrifiés sur l’écran des images. Dentelle des néons sur l’échelle de Jacob. New-York se réveille sur ses ressorts rouillés. Son rêve abattu par les flics fait hurler les sirènes. Racines givrées d’urine, yeux piqués de morphine, cette ville est sans paupières. Coney Island : dimanches délavés de pop-corn sur les pontons rouillés. Manhattan Bridge : tout le monde embarque dans son cheval de Troie. Kennedy Airport : l’opéra des Boeings fait sursauter la Bourse. Gens de toutes les douleurs décapant leur mémoire. Ville d’argent terni par les mauvais usages. Une foule s’agglutine autour d’un preacher. Faudra-t-il que le Dow Jones débande pour voir la tendresse entre les lignes du monde ? Les faits divers eux-mêmes fournissent les couteaux. Le désespoir passe la main sans rendre la monnaie. Central Park : le silence est son unique tendresse. Le temps laisse des miettes pour les oiseaux nécessiteux.. Manhattan parking : bouquets de solitude qu’oxydent les autos. Les arbres de Harlem ont l’haleine des clochards. La parole noire de Dieu y gicle des seringues. Le Bronx : cages à poules et nids de solitude, ses pauvres signés par Dieu lui-même. Métastases des ruines. Le cimetière des chiens est un hôtel de luxe. Le rêve dort sur des échelles d’incendie. L’espoir bivouaque à l’Armée du Salut, armé de vieux chaussons et d’alcool frelaté. 42e rue : cinémas porno et singles’ bars. Dial-A-Joke pour survivre à la nuit. L’insomnie des drugstores. Les chiens qui courent entre les mauvais blues. Le cri des abattoirs. Le cri des overdoses. Le cri d’une ambulance bloquée. Le prix du sang dans les fontaines de Coke. Babylone à rabais. Le soleil s’oxyde comme une tache de vin. jml
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Babouche
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 18h37: | |
Robe de feu habit lumière au linceul de terre Myriade moléculaire Délice de racines pour Régaler les cîmes |