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lilas
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 14h04: | |
autrefois, le monde avait un sens et tu écoutais allongé sur la terre frémir la plaine aux grands galops puissants recherchant un bonheur d'après sang et haine tu me disais - Le monde est une écharde plantée dans le pied du bon Dieu il ne peut plus avancer tellement il lui fait mal il va falloir l'aider tu me disais -Tu es une étoile très lointaine tombée pour moi les étoiles tombent tombent et l'on ne sait où elles vont Regarde au dessus de toi un soir d'août regarde les étoiles tomber n'aie pas peur elles ne pourront jamais te retrouver autrefois le monde avait un sens tu écoutais la voix des érables des cèdres et des pruches des chênes des marais -Tu ne sais pas comment grincent les cèdres comment pleurent les grands pins noirs si fort si près de nos souffrances comment saignent les feuilles qui pressentent l'hiver tu ne sais pas encore les aiguilles de glace qui brûlent le cœur c'était il y a des ans avant la grande nuit la vie avant le rêve le rêve avant la vie Je chercherai toujours le soleil dans les branches
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Kel
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 14h25: | |
Il y a de l'idée ! |
   
Jean-Marc
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 16h37: | |
lilas, un poème touchant emprunt de mélancolie... JM |
   
Athor
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 17h30: | |
C'est marrant ce matin je pensais au mot "écharde" j'chais pas pourquoi, un peu comme dans "Le monde est une écharde ".... mais bon c't'idiot c'que j'dis, sans intéret, juste pour parler :o) |
   
pour Athor lLilas
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 00h22: | |
Le poème (parfois) : une pince à échardes ? Belle fonction ! à condition qu'il ne les plante pas ailleurs ! (;-) |