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Jean-Marc
| Envoyé jeudi 22 septembre 2005 - 18h09: | |
9. La page est tournée retournée par la langue essoufflée Expiration lente en vue de retrouver le calme détroussé l’assise verticale Au bord du moi gravite mon regard Toupie ébréchée où puiser salamandres et louves La perspective de l’écran envahit l’espace à portée de doigts 10. A me repaître d’azur comme un ogre la réalité tournoie Etage après étage j’explore mon corps jusqu’au grenier où ma mémoire entrepose ses registres objets perdus et poupées de givre Recueillies les émotions se gravent au burin l’attente m’emplit De cité en cité j’erre en quête de mon visage un sourire à demi esquissé à demi esquivé sur mes lèvres rouges Mon profil se fond dans l’écorce des arbres 11. A la pointe de mes cils, le papillon voltige encore Mes yeux s’ouvrent pour étreindre l’insecte, compagnon de route Jean-Marc
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Humblement
| Envoyé vendredi 23 septembre 2005 - 16h36: | |
La nuit est un dolmen, un tumulus caché Seule visite les brumes qui couvrent le domaine, Elles parlent aux oreilles en langage de lune Elles dévoilent les secrets en larmes perlées de plume. La nuit est un dolmen, un abri de prières Des pierres sacrées d’un temps où respiraient les pères, Elles donnent les images du plus profond des âges Pour parler aux poètes faiseurs de voyages. La nuit est un dolmen, un repère d’ espoirs Un rayon de lumière au plus profond du noir, Une source de mystère encerclée de muraille Un cocon minéral aux parfums de trouvaille. Babouche |
   
pour J Marc et pour Babouche lilas
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 00h09: | |
Jean-Marc, je vais lire tous tes fragments demain car, si j'attends la totalité, je n'y parviendrai plus ! (:-) ------------------------------- Babouche, elle est belle cette vision symbolique d'une nuit minérale et sacrée qui parle du fond des âges et qui demeure, de façon faussement paradoxale, source de lumière. Ton poème dit beaucoup : -l'espoir qui réside en cette nuit, doublement enfoui ( tumulus/ caché) et protégé (muraille, cocon minéral) -un espoir qui semble être celui d'un retour au "sacré" par l'intermédiaire des brumes qui parlent aux poètes "faiseurs de voyages" : "Elles donnent les images du plus profond des âges Pour parler aux poètes faiseurs de voyages." Pas étonnant que peu comprennent et aiment les poètes ! ...avec toutes ces brumes, cette nuit qui vient de si loin, si dure à pénétrer, ce mystère du sacré ...! Brrr! Heureusement, il n'est pas que la nuit, qui parle aux poètes ! (:-)
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Babouche
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 10h54: | |
Merci de ta lecture Lilas : tu as tout compris. Comme toi, j'ai pris mon temps avec "les éclats de nuit" : mis bout à bout en sortie papier je les ai lu à tête reposée J'ai hésité avant de rebondir Car je ne savais que dire (La nuit est un dolmen Est un texte qui date déjà De quelques semaines) Jean-marc se livre au voyage intérieur Celui où on est toujours seul où on ignore les heures Où la nuit est amie Parce qu'elle inhibe les pincements de vie Enfin, je crois ;=)
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Cécile
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 11h45: | |
j'aime beaucoup Jean-Marc. comme le dit Babouche, le paysage intérieur se dessine... Explore le corps jusqu'au grenier... Mémoire, le poids de l'individu dans le monde et toutes les questions que l'on peut se poser à ce sujet... Cette phrase m'en parait une bonne illustration : "Mon profil se fond dans l’écorce des arbres" Une écriture fluide, les mots sont simples. Ca me rapproche de ma lecture du moment : Ludovic Degroote. Bises
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Jean-Marc
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 12h56: | |
Oui Cécile, mon écriture suit une pente introspective en ce moment. Ce sont comme des coups de sonde en terre intérieure et de cette pêche je ramène d'étranges poissons et crustacés. merci aussi à babouche et Lilas...La nuit est un dolmen... Bises Jean-Marc |
   
Babouche
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 14h50: | |
Après le passage des abeilles, La nuit est un dolmen, un tumulus caché Seule visite les brumes qui couvrent le domaine, Elles parlent aux oreilles du langage de lune Elles dévoilent le secret en larmes perlées de plume. La nuit est un dolmen, un abri de prières Des pierres sacrées d’un temps où respiraient les pères, Elles donnent les images du plus profond des âges Pour parler aux poètes faiseurs de voyages. La nuit est un dolmen, un repère d’ espoirs Un rayon de lumière au plus profond du noir, Une source de mystère encerclée de muraille Un cocon minéral aux parfums de trouvaille.
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