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zeio
| Envoyé vendredi 23 septembre 2005 - 21h02: | |
À MORT PETIT PRINCE J'ai palpé le sein de la voie lactée pour voir Si elle portait vraiment du lait, au final. Je me souviens bien maintenant, c'était le soir, Mélange de douceur et de vent hivernal. J'ai pris le téton d'une étoile entre mes lèvres ; Au début je crois que ça m'a un peu brûlé. Et puis on s'y habitue, on aime la fièvre Quand à la douleur se mêle un plaisir salé. L'aréole avait un goût de sable et de lune, Peut-être s'était-elle allongée sur la plage, Le ventre bien au chaud, posé contre la dune, Avant que je vienne voir si elle était sage. J'ai voulu aller plus en-avant dans le ciel Et puis de l'astre j'ai touché le clitoris ; C'est peut-être ici que se situe l'éternel... J'étais comme une mouche dans un tamaris. Un tamaris à l'odeur du fauve qui pisse Et qui n'en peut plus de marquer son territoire, Conquérir pour toujours l'agréable supplice... Un chemin si cher aux yeux du suppositoire. À ce moment j'étais pris dans son précipice, Mais persistait dans mon examen visuel ; J'apercevais sur son ventre, où la peau se plisse Des traces. Il est passé avant moi, le cruel. C'est le petit prince, un salopard prépubère ; Qui a laissé, hélas, des traces de semelles Sur chacune des étoiles que je préfère. Mais l'idiot, il n'avait pas touché aux mamelles. |
   
Hélène
| Envoyé vendredi 23 septembre 2005 - 21h08: | |
au début belle sensualité , très poétique puis j'ai souri puis ri à cette provocation spirituelle érotisme poétique . j'ai bien aimé sutout le sein de la voix lactée et le téton de l'étoile qui doit être un peu pointu l'était trop jeune encore le Petit Prince tu as de la chance
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zeio
| Envoyé vendredi 23 septembre 2005 - 21h14: | |
Merci beaucoup Hélène et cette fois au moins si le texte disparaît j'aurais une témoin. Parfois les poèmes ont leur propre vie, ils partent la nuit à notre insu, et reviennent. On les retrouve dans la même position le matin, comme si de rien n'était. Mais Dieu seul sait ce qu'ils ont bien pu faire pendant la nuit... |
   
à zéio LN
| Envoyé vendredi 23 septembre 2005 - 21h59: | |
c'est pas toi qui venais de le remettre?? dis moi parce que sinon je vais croire que de parler du petit prince a attiré des korrigans!!
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pour zeio lilas
| Envoyé vendredi 23 septembre 2005 - 22h10: | |
C'est un poème très original et le lecteur se demande (jusqu')où l'on va le conduire !! : un bon rire final ! Demain je lirai les autres ! |
   
zeio
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 00h04: | |
si si c'est moi qui viens de le remettre Merci lilas |
   
Pour zeio
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 10h40: | |
Un poème en pirouette. Zeio tu nous balades, c'est certain et avec une aisance! Allez, je te le dis quand même : je trouve que l'on descend un peu trop glauque avant de rebondir. Et puis, je ne sais pas où tu as vu des mouches dans les tamaris? des guèpes éventuellement mais surtout des abeilles, non? Babouche |
   
Cécile
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 11h52: | |
bravo zeio. il est réussi celui-ci. J'aime ton ton spontané, un peu naïf... Merci ! |
   
Kel
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 11h57: | |
Il était Un p'tit bonhomme pirouette cacahuette ;-) |
   
zeio
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 18h03: | |
Le glauque ne me dérange pas, je le trouve même très esthétique ! Pour le tamaris, je vais y réfléchir. En fait j'ai dit "Tamaris" mais il faut penser "pubis", qui sonne pareil. Dire pubis aurait été peut-être trop facile. Je pensais que la métaphore passerait facilement. Un tamaris pousse souvent en forme de V, pour couronner le tout. Et pousse dans les déserts, contre les dunes. |
   
Hélène
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 18h07: | |
je parie que tu aimerais être une dune (;-) amusant je découvre ce côté de toi. sur ton site c'est très différent.
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zeio
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 18h09: | |
roue de secours du passage du tamaris (version originale) : C'est peut-être ici que se situe l'éternel J'étais une mouche prise dans son pubis Un pubis à l'odeur fauve du chat qui pisse Et qui n'en peut plus de marquer son territoire (Vous préférez cette version-là où celle d'avant ? )
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à zeio
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 19h28: | |
t'es coquin quand même !!! et pauvre mouche je laisse les autres donner leur avis tu veux postuler aux grosses têtes ? (;-) c'est vrai que ça rapporte ! |
   
zeio
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 23h47: | |
Les grosses têtes ? Quelle horreur Peut-être plutôt du poème "L'idole" (sonnet du trou du cul) de rimbaud et Verlaine (ils y ont écrit chacun une ligne sur deux) |