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Fopoêt
| Envoyé vendredi 23 septembre 2005 - 22h06: | |
On ne dira rien à personne… Et toi, tu me diras « Ce n’est pas grave tout ça » Et l’on fera semblant.. Et l’on n’aura le temps… Du temps qui passera, au delà du passé, au delà du futur, comme si le temps n’existait pas. Comme si nous étions seuls, seulement toi et moi, comme on refait le monde, au-delà de ses gestes, au-delà de ses phrases. Et tu me diras « Je » et je te dirai « Tu ». Ne serons plus que nous On n’aura des matins, qui n’en finissent plus, sur nos lèvres de nuit A se conter les jours Nos visages Et nos brumes. Nous seul à s’écouter Seulement, que nous deux… toi et moi…Rien qu’à nous. Et tu me diras « Je » et je te dirai « Tu »… « Avec »...comme un prolongement Comme une seule et même idée, avec ses mêmes gestes, mélangés aux souv’nirs Mélangés aux odeurs, dans le pain que l’on coupe, du café qui enfume, n’attendant que demain. Demain et puis demain, avec d’autres « encor », Avec d’autres matins, aux odeurs mélangées. A ne savoir qu' aimer. Et passera le temps Et passerons les ans Et toi, tu me diras « Ce n’est pas grave tout ça » Et l’on fera semblant.. Et l’on n’aura le temps Il y aura, juste, ces autres, avec leur front baissé, à recompter les pas... A se mordre les lèvres, des langues en pointillés........ Ces autres… Pour qu’on se garde ; Des mains dans l’habitude Ces autres que l’on devine, à tous les temps qui passent. Le temps comme une injure Les mains pour nous parler… De celui-là, dans l’invisible, à feindre des plaisirs Un peu comme une fin , des lignes et des romances, aux ciels dans l’écriture Un peu comme une mesure, à longueur de silence, à bout de sentiments Avec les mains qui jouent, le doigt sur l’inconscience, les mots pris au néant Les yeux pour nous pleurer Dans les rayons d’la danse, maquillés pour survire A regretter le temps Quand « Je » lui disais « Tu » Qu’ils n’étaient plus que deux A se refaire un monde A ne savoir qu’aimer |
   
Pour Athor lilas
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 01h42: | |
Athor, est-ce une jolie collection de "coquilles", les "n" dans "l'on n'aura" , ou est-ce voulu ? La seconde moitié est la plus riche et sa respiration est signature, de l'auteur, et de sa source d'inspiration . j'ai aimé particulièrement : "Le temps comme une injure Les mains pour nous parler… De celui-là, dans l’invisible, à feindre des plaisirs Un peu comme une fin , des lignes et des romances, aux ciels dans l’écriture Un peu comme une mesure, à longueur de silence, à bout de sentiments Avec les mains qui jouent, le doigt sur l’inconscience, les mots pris au néant Les yeux pour nous pleurer Dans les rayons d’la danse, maquillés pour survi vre" C'est toujours aussi beau...(J'aimerais savoir comment vous vivez cette osmose? J'espère que cette demande sera bien comprise, en bonne part amicale et intriguée) Un vrai merci. |
   
Athor
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 09h34: | |
Non le "n'" est une erreur... Je fais souvent des erreurs, merci de me la signaler. |
   
Athor
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 09h47: | |
Au fait Lilas, tu sais à qui tu me fais penser ?A une autre personne qui se prénomme Marie (pas le vierge Marie) C'est à ta façon de reconsidérer un texte. même nul... On dirait qu'avec toi, quand c'est le cas, il ne l'est jamais vraiment, qu'il y'a toujours un espoir de le rendre meilleur (le texte) |
   
Babouche
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 10h32: | |
Je crois que Lilas est d'une grande perspicacité et une lectrice douée. Ses commentaires sont toujours pertinents. Athor, de quel texte nul parles-tu? parce que cette déclaration murmurée est superbe... "On ne dira rien à personne… Et toi, tu me diras « Ce n’est pas grave tout ça » Et l’on fera semblant.. Et l’on n’aura le temps…"
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Une orange qui passe.
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 11h13: | |
Moi aussi je rajoute mon grain de sel pour assurer à l'auteur de ce texte que c'est magnifique. J'ai moi aussi cette impression que ce que j'écris est nul quelquefois. Peut être parce que j'ai trop tendance de me regarder dans le miroir des regards , et que j'ai besoin que l'on me rassure. |
   
à l'orange .
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 11h20: | |
Rouge de timidité et bleu comme une orange poète ???
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Cécile
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 11h57: | |
Texte où le souffle ne s'épuise jamais. J'apprecié la fluidité. Ici c'est maîtrisé. Pourtant le texte est long. et il y a du rythme. on se laisse porter, bercer même, comme par une chanson. |
   
pour Athor, lilas
| Envoyé dimanche 25 septembre 2005 - 22h20: | |
Un oubli : ce qui est magnifique, aussi, Athor, particulièrement à haute voix , c'est lorsque l'on respecte les silences vibrants introduits par les espaces libres choisis, que le souffle se suspend, attente, réflexion, ou temps donné à l'écoute de ce rythme profond des émotions qui animent ce poème ... L'oeuvre d'un musicien ? |
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