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Jean-Marc
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 12h58: | |
La détresse des pierres se lit au fond des rivières où les nénuphars emportent les souvenirs froissés d’écume. Un gouffre dévoile les peurs et l’aile du héron dressé sur ses pattes pour observer l’horizon nocturne. A la lisière, je marche et mes mains cueillent les cris et chants plantés dans l’herbe haute. Le vent secoue des poignées d’étoiles et les ramures brunes découpent le ciel. Un œil pousse à l’intérieur comme un arbre vigoureux et ses faisceaux se perdent sur les paupières blanches. L’aube frappe à la fenêtre de la maison, calme édifice drapé dans son silence. J’ai un rêve à mes pieds. Je le soulève délicatement du bout des doigts. Il a soif et je l’emmène avec moi. Il suit mon ombre et nous parcourons les sentes en tous sens jusqu’à l’étang où la chouette dérobe la lune et dégrafe le corsage des ajoncs. Un rire blanchit la surface. C’est la liberté et son parfum, l’insouciance belle et sa joie légère, ses frissons enneigés et le calme regard jeté sur la rive. Au bord de l’eau, je m’abandonne au sommeil, les racines caressent ma peau, l’onde sillonne ma chevelure et le froid rafraîchit mon front. Jean-Marc un texte un peu ancien que je souhaitais partager à nouveau |
   
Jean-Marc
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 13h31: | |
FACE A FACE Les alouettes ne chantent plus au carrousel blanc. Il grêle sur les marais où laper l’eau pour gorger ma soif. La guitare ensorcelle les landes sous la cognée du soleil, et les joies règnent en terre australe. J’ai fait un rêve comme le facteur Cheval tout dressé serres ouvertes, contre le cynisme et la face grise du ciel. un autre poème dans un style tout autre Jean-Marc |
   
Cécile
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 15h16: | |
Cher Jean-Marc Je viens de lire à deux reprises à voix haute ton premier poème. une petite merveille emplie de sensations. Le deuxième est dans un style différent, mais dans le fond a la même sensibilité que le premier... Dis, est-ce que je peux te mettre dans mes affinités ici : http://terreaciel.free.fr |
   
Babouche
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 15h27: | |
Tandis que sur la ligne d’eau frôle la libellule c’est le rêve qui paraît aux commissures des lèvres. Une goutte liquide en pensée de confiance, fille de rosée pour faire éclore le bouton d’or coincé des manchettes chiffonnées. Il entend le rire des fleurs qui tintinnabule entre les racines, les tresses des genêts qui clignotent devant l’aube d’un crépuscule de couleurs à remplir de pinsons tous les paniers d’osier. Et sur le front Un rayon de douceur
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Jean-Marc
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 18h54: | |
merci beaucoup Cécile et Babouche pour votre écho...la poésie est un partage une invitation pour la voix JM |
   
Ash
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 20h41: | |
Davantage de force dans ce second poème. : ) |
   
Jean-Marc
| Envoyé dimanche 25 septembre 2005 - 18h54: | |
Bonjour Ash, plus de force peut-être, plus incisif assurément JM |