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zeio
| Envoyé samedi 24 septembre 2005 - 23h49: | |
Je t'entendais dire ici, c'est là, je veux être Ici près de mon hublot, près de ma fenêtre, Je tanguerai si doucement, la voix lointaine Du vieux monde sera maintenant incertaine, Roulera et glissera comme un souvenir. Il n'y aura plus de "Que va t-on devenir ?" Seule notre joie de vivre posée-là comme Une ancienne détresse endormie dans nos paumes. PRISON AVEC VUE SUR LE CIEL Je suis un prisonnier qui attend son départ. Je suis sans mains qui me caressent le visage, Et de loin je vois l'amour et les paysages. Parfois je me prends à oublier que la vie Peut exister autre part qu'au fond de mon puits. Mon bonheur je crois, peut venir de nulle part, Au moment où je m'y attends le moins peut-être. Un rien suffirait tant... Mais rien, pas même un bruit. Parfois je le pressens, caressant les remparts, C'est un lieu qui n'est peut-être pas loin d'ici ; Regrette t-on, le soir, d'avoir essayé d'être. Mais bon sang sans doute n'est-il pas aussi tard, Je me tiens prêt alors et je poste mon cœur. Je poste mon cœur et j'attend à la fenêtre, Puis je croise mes doigts pour que loin du brouillard Me brûle mon soleil, d'un million de bonheurs. |
   
Hélène
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 11h07: | |
ton poème est en deux parties ? ou tu cites un passage qui t'a inspiré ou auquel tu réponds? *** la prison de l'attente . on s'y est enfermé un jour pour se protéger ou pour oublier un vide . il faut sans doute avoir ressenti ce vide , d'absence ou d'indifférence pour que les mots de ce texte martèlent la porte de la prison. .. Je sais . la porte est réticente , souvent ou nous avons peur comme de l'inconnu ou qu'elle se referme brutalement.
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flo
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 11h33: | |
ce texte me rappelle par son thème ce célèbre texet de Verlaine en prison (condamné à deux ans. ce texte évoque sa méditation dans la solitude à Bruxelles avant son transfert à Mons) Le ciel est, par-dessus le toit, Si beau, si calme! Un arbre, par-dessus le toit, Berce sa palme. La cloche, dans le ciel qu'on voit, Doucement tinte, Un oiseau sur l'arbre qu'on voit, Chante sa plainte. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, Simple et tranquille. Cette paisible rumeur-là Vient de la ville. -Qu'as-tu fait, ô toi que voilà Pleurant sans cesse, Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, De ta jeunesse? Paul Verlaine (Sagesse)
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Hélène à Flo
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 11h51: | |
Il y a une musique sur ce poème . la connais-tu ? On me la chantait quand j'étais enfant. |
   
zeio
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 16h38: | |
En fait ce poème est en deux parties. Je les ai écrites à la suite, comme un somnambule perdu dans la nuit qui palperait les murs à la recherche du bonheur... Je me suis mis à la place d'un prisonnier pour la deuxième partie. La liberté est infiniment mieux décrite, je trouve, quand elle est vu depuis une prison. (comme le disait Rousseau) Merci pour le poème de notre bon vieux Verlaine |
   
flo
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 16h58: | |
oui, oui, je connais cette musique, Hélène. C'est vrai, Zeio, qu'on apprécie vraiment ce dont on est privé... Hélas. |
   
à flo et zeio
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 18h32: | |
j'ai un jour écrit un texte " le soupirail " il avait une double signification il y a plusieurs sortes de prisons il est peut être sur EV et en tout cas chez François Chavanne mais il y a longtemps on cherche toute sa vie désespérément ce dont on a été privé . peut être parce qu'on l'idéalise |
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