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Hélène
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 12h06: | |
Rien un goût de vide et d'amer, enfoui maintenant et qui perd de sa force Le plat de la monotonie et parfois malgré tout fait surface la résonance chaude et grave de celui que j'appelais Prince . Ma main dans la sienne Ma main qui tient une barre de fer pour qu'il y mette les rivets . je deviens importante , utile, fière . Sa voix rassurante qui brise mes solitudes " Princesse, tu viens me donner la main " et je me sens courir avec mes petites jambes de six ans , vers un quartier de soleil ou de feu de cheminée grimper jusqu'au grenier pour trouver l'établi. … Et Maman , seule, fragile, restée chez nous . *** Rien vide enfoui monotonie … Ma main dans la sienne et Maman - fragile *** C'est rien c'est peu de choses enfouies C'est amertume préférence d'oubli Poussière d'un grenier éphémère de l'air Tiédi Retour d'une voix chaude paume tendre Abri Qu'on cherche Tendu vers un sourire de maintenant D'ici Un sourire de mère puis une main qui serre Retour de Vie
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Babouche
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 13h14: | |
Mince ! Hélène, Zeio, movaispoët ! Vous m’faites quoi aujourd’hui ? Vous lire me serre le ventre jusqu’à la gorge nue d’un frisson de soleil. Tristesse, monotonie et lune voleuse de ciel laissent une traînée de néant que « j’aime pas beaucoup ça » Reprenez donc un peu de chocolat dans votre verre de bière maintenant qu’il est trop tard pour y mettre la rosée. Et puis revenez, sans me faire pleurer! (imaginez un peu une babouche qui pleure!)
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Babouche
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 13h32: | |
Je voulais quand même vous dire : Vous êtes doués ... |
   
à Babouche
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 13h36: | |
ce serait comme une chaussure dans une flaque d'eau (;-)) floc floc ... pour que tu retrouves ton sourire je peux te dire que je n'écris qu'avec un léger décalage et seulement quand je suis retournée au soleil que faire ! la vie est comme le temps d'autant qu'elle en est dépendante parfois elle pleut parfois elle brille . alors certaines vérités doivent elles être exclues de la poésie ? c'est une question que je me pose souvent. |
   
Babouche
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 13h48: | |
Bonjour Hélène, Non, ne rien exclure de la poésie, surtout pas. As-tu remarqué toi aussi que la mélancolie est mère nourricière des mots? Que les poèmes les plus forts (je ne dis pas les meilleurs) sont écrits du fond du gouffre, de là où ça fait mal. Disons alors que l'humour est la fleur de sel. J'essaie de caser des petits sourires en coin par ci, par là, je crois que tu l'as bien compris ;=) Ma première intervention ici était "brèves de comptoir" ce n'est pas par hasard. La poésie est une quête, individuelle forcément, mais on peut marcher en groupe. Ravie de ta compagnie et de tous ceux ici qui regardent le même soleil.
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Hélène
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 14h22: | |
ah mais oui on doit être à la fois Jean qui pleure et Jean qui rit . et surtout en poésie puisque la poésie est l'image, ou plutôt l'écho de la vie |
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