Auteur |
Message |
   
Rob
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 16h19: | |
C'est un hiver à l'humeur rauque la bête pleure déjà vieille C'est du tempo qu'il faut débattre tâter le flanc de l'animal Refaire ainsi la mise en scène chercher l’acteur dans la coulisse Un générique sans musique salle déserte de mémoire A l'heure monstre des ratures Dans un regard de quai de gare C'est un décor d'après capture Et mon verbiage sur le tard Mon étalage a la dent dure Je fais de l’œil à mon bizarre Roulant des frises à mes fissures Sur mes méthodes de hasard C'est la saison de mes parjures Des "j'en ai marre" de bazar Dans les mots cherchant une épure Et mes façons d'être à l'écart L'attente est lourde de mesure Quand se prépare l'âge noir C'est ça le drame sans brisure Un peu plus seul dans la mémoire Dans mes sous-bois de l'aventure Tous mes poètes font la foire Couleur criarde à la blessure Long le voyage j'irai voir Si le temps joue le pur et dur Caché frileux des préhistoires Me glisserai dans ses brûlures Fardé honteux du peu d'espoir Saisons croisées dans le miroir parties de loin de l'immature Ballade triste de l'hiver la part du feu le goût du sable C'est un complot du creux des nuits l'écho qui dure et sa couleur Garder la trace sans trahir ce peu de moi ce rien qui vaille.
|
   
pour Rob la source
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 22h56: | |
Je ne suis qu'un amas de chair Un galaxique qui détale Dans les hôtels du monte-en-l'air Quand ma psycho se fait la malle Ta robe prise sur le vif Dans la collection des comètes Traînera dans mon objectif Quand les termites seront " JET " Je vais tout à l'heure fauchant Des moutons d'iceberg solaire Avec le quartz entre leurs dents A brouter des idées-lumière Et des chevaux les appelant De leur pampa et des coursives Que j'invente à leurs naseaux blancs Comme le sperme de la rive Des mots Qui t'envahiraient comme la lumière Des mots Qui montent de la terre Comme des oiseaux tristes Sous un avion fidèle Des mots...
|
   
Rob
| Envoyé lundi 26 septembre 2005 - 23h28: | |
pourquoi mettre ce magnifique texte de Ferré, je ne vois pas le rapport, ni la source, ni rien... Mais bon, on va pas se plaindre. |
   
Pour Rob
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 01h23: | |
... Ce fut instinctif. Peut-être,tout simplement , qu'à l'heure monstre des ratures, quand on fait d'l'oeil à son bizarre, quand le temps brûle, c'était d'abord un hommage à l'auteur de ce nouveau poème, ce rapprochement. Les autres raisons, j'en ai trouvé deux, ou trois, mais cela n'a pas d'importance parce qu'elles ne sont pas valables si le destinataire ne les a pas entrevues .Peu importe. Ce n'étaient que ...des mots. Pour un inutile manteau. |
   
Babouche
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 16h27: | |
J'aime la forme de ton Rock rauque, Rob As-tu remarqué la cathédrale? Si tu penches ta tête Un p'tit peu de coté, Flèches dressées vers l'horizon des bazards Ouvrent la perpective de tes "j'en ai marre" |
|