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Miroir bleu nuit
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 13h40: | |
un jour où je t'aimais plus que d'habitude j'ai ramassé au fond du fleuve les cheveux les algues les vivantes les noires les processions d'ancètres qui pendent à nos cous les mères de nos mères les belles les femmes aux hanches brunes sirènes en plomb qui nagent un piano attaché au pied leurs ailes qui vont d'un bout du ciel à l'autre couvrent à peine leur sexes dorés quelque chose ici te ressemble -ta densité qui brille en portes- ici s'évasent des deltas perméables un jour où je t'aimais plus que d'habitude une après-midi sur cette motte de terre dérèglée la main de jour parle à la main de nuit -elle aussi pense à toi- lumière de coquille noire nos mains en spatule en bouche en cuiller ce qu'on recueille alors dans sa paume flacon de graines adoptées c'est le sang en poussière neuve c'est la terre qui se fragmente en ouvrant les bras ici sur la plage -elle aussi pense à toi- des enfants sans cheveux sans robe sans luminaires sans esclaves se sont coiffés d'îles pour continuer à courir un jour où je t'aimais plus que d'habitude j'ai ramassé le visage d'embouchures |
   
Axel
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 13h57: | |
c'est beau, ça ! j'aime tout, sauf 'le visage d'embouchures' |
   
Axel
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 13h58: | |
disons que c'est le d' que j'aime moins |
   
Babouche
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 15h02: | |
Les enfants libérés en archipel Sèment, Les petits cailloux blonds. En chapelet de perles de pierres, Diadème sur le front De mer.
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Tiroir lumineux
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 15h23: | |
C'est très beau ça, Babouche de haute bouche ! Axel : c'est vrai que c'est un peu la facilité la formulation "x d'y". On va dire que je ne me suis pas foulé. |
   
flo
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 17h07: | |
plaisir de te retrouver en noir lumibleu. Impression d'amerir sur une île voisine, une île cousine, une île écho, une île grande ourse et de parcourir à nouveau des chemins méconnus, avec reconnaissance, avec comme guide les odeurs uniques. "ce qu'on recueille alors dans sa paume flacon de graines adoptées c'est le sang en poussière neuve " oui, les chevaux repoussent sur la tête des enfants-cavalcades... Et les rêves se peignent en de longues ondulations salines... un texte pour accrocher ses mots aux tiens, flo flo
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Ouvroir aux alouettes
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 17h42: | |
>flo >flo Tu as une jumelle ? :-) |
   
lafourmi d'ici
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 17h51: | |
il est des embouchures en miroir juste pour les gros yeux sympa cette visite (:-)))) |
   
ali
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 18h51: | |
Un superrr visage miroir de tout!! |