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Jean-Marc
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 13h41: | |
Sur une étoile morte j’ai cousu ma main blanche Les momies s’éveillent en hurlant me délivrent du mystère de la naissance Ce matin la violence déborde de mon rêve comme un parfum aveugle Envers et contre tout la marée monte des citronniers emporte le flux des autobus Gazogène ma fabrique de mots C’est dire si le poète transporte dans sa brouette ses vers ses crustacés Avec sa pince il délivre la mésange découpe le ciel barré de tours majestueuses comme des cigognes Enfin règne l’impossible Jean-Marc
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Clin d'oeil
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 15h25: | |
Quand la brouette du poète se transforme en vivier… L’étoile morte, les fesses serrées retourne s’allumer. Quant-aux momies qu’elles se rhabillent ! C’est que l’autobus jaune s’est chargé de cueillir la cigogne Qu’en pinçait pour la mésange bleu Qui elle préfère… c’est un mystère L’épouvantail du charbonnier. Violence d’une cavalcade A réveiller « Un impossible rêve » Babouche-qui-a-beaucoup-aimé-le-poéme |
   
Jean-Marc
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 15h58: | |
Merci beaucoup Babouche tu as une très belle façon d'y faire écho JM |
   
flo
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 17h01: | |
superbes! j'aime tout. ( je sais c'est aps très original) alors disons que j'aime surtout ceci : "C’est dire si le poète transporte dans sa brouette ses vers ses crustacés " ;-) et ce ci : "Les momies s’éveillent en hurlant me délivrent du mystère de la naissance " mais aussi le reste. Montée de sève et de sens, ce texte a une puissance retenue ou guidée. Une sorte de vague qu'on accompagne de la main pour se dire qu'on ne perd pas tout contrôle, qu'on vit avec. mais, en fait, elle nous dépasse et nous emporte... flo
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Jean-Marc
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 19h59: | |
Merci beaucoup Flo...Je suis le premier surpris par ce texte assez étrange à moi-même, très différent de mes Eclats de nuit...que j'ai posté avec le risque qu'il ne soit pas très parlant, trop décalé...Il y a une fureur contenue qui se nourrit d'une révolte contre la poésie, contre les mots, le bien dire...un "poème pulvérisé" en quelque sorte. Pourtant je sens qu'une harmonie se dégage de ce chaos frémissant, mais je ne saurai dire où cela mène... JM
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