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elkor
| Envoyé mardi 27 septembre 2005 - 23h55: | |
J'ai tout bien avalé des chansons crépitantes de ces faces berçées par des éclats de bleu, des millions de veillées de sylphes, d'amitié béantes (On en croise dans le brouillard atone des rengaines mêlées). Languides, nous lançions nos coeurs dans la braisée, nos transports en commun, toute tête fronçée.Dans un fond du paysage, longues cheminées, les ondule-terrain transformaient les tympans des moindres citoyens, mécaniques et denses. N'arboraient pour tout charme que la violence des rugissements brefs qu'on imprime au moment qu'on veut délimiter. Je souris, tout tissé de remous. Malin comme un symptôme, retendis mon enjambée -J'avais la nuque dure, parti pour Croatàn- Une brise trancha l'égarement, raviva le marécage : Mon ongle retournait quelques peaux sous un étrange dôme, montait le volume - allongé carrelage. On peut s'accommoder de vivre un jour par an, d'un seul après-midi porter l'extase au bord des yeux-gris, frôler l'aveugle volupté -de la plage qui m'aimait, j'ai gardé tout le sable en paume- et se laisser partir / à peine douloureux. Puis les embruns frissonnent (même direction), balbutient le prélude à d'autres coupes, tourmentent des chats-hurlés. J'ai remarqué que des rubans se faufilent sous ma peau, grésillent sans passion le tracé de cartes inutiles ou de tendres dépressions. M'allongent l'encre amère en de tout petits hymnes imparfaits. |
   
Babouche
| Envoyé mercredi 28 septembre 2005 - 18h07: | |
"J'ai remarqué que des rubans se faufilent sous ma peau" Soies d’une clepsydre qui ne s’oublie jamais et trouve son chemin dans les brumes les plus sombres des visages froissés. Mais les plus beaux sentiers naissent des sourires
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elkor
| Envoyé jeudi 29 septembre 2005 - 19h29: | |
Généralisons { Le temps : n'a pas d'odeur ; Et les mille taudis : s'emplissent de téléviseurs ; Nouvelles, fracassables : ont des raisons plausibles de raviver ; Blessure des mêmes synonymes : rabâchés ; } Résister { Semble que des grappes : tremblent, s'organisent de jolies réactions chimiques ; Derrière un demi-rideau de safran : l'écran fait silence ; Où le temps s'est arrêté : perle ton nom, s'apparente à la création du potentiel ; } Sans-regain { Des plus violentes limites : on m'expulse à faible dose ; Enfin le temps : se laisse vivre, et casse notre saison ; Suis cette bombe : oubliée sous un train ; Pré-curseur : contraction prose désamorcée, sans objet ; Livide : au seuil de la morsure; }
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