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66 zone franche - Le forum de Francopolis » Textes » A R C H I V E S » Les textes du 01.09.2005 au 28.02.2006 » équinoxe d’un sursaut des nerfs( Jean-Marc ) « précédent Suivant »

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Jean-Marc
Envoyé samedi 01 octobre 2005 - 11h50:   

Ce matin je me lève avec le jour comme si la nuit était sans fin : un rêve m’ébranle, souvenir arraché aux limbes du sommeil. Sur le seuil, un corps rayonne, nudité blonde offerte à l’air tactile, poitrine tatouée de lumière, trace d’une rencontre évanouie dans le précipice des années froissées.

Signe de départ vers d’autres terres ? d’un glissement de l’être vers l’inattendu, l’inéprouvé… Une cascade est l’œuvre, où les faits dérapent selon un axe inconnu qui échappe à ma main consciente. L’œil est à vif, perclus d’ondes et de fracas. Choc à rebours où se déploient tous les ressorts d’un diable sensible, d’une machine à rêver des éclats de vie.

Jour après jour monte la marée intérieure, équinoxe d’un sursaut des nerfs et embarquement sur le vaisseau à aube. La poésie coupe en tranche les minutes qui s’étirent comme un lynx roux . Ailleurs m’habite. Les rouages grincent mais l’air est fluide qui habite mon cœur.

Avec sérénité je m’enfonce dans un dédale qui débute avec la persistance d’un monde entrevue les yeux fermés et pourtant j’y vois plus clair ! La confusion règne : le poisson–chat et l’alouette entament une folle sarabande et mes lions gratte-papier laissent une trace de sang pour témoigner de leur joie fauve.


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YV
Envoyé mardi 06 décembre 2005 - 15h50:   

6 Un himalaya de sottise.
Nous sommes là, Anglais Français Japonais et j’en passe, serrés dans cette étable de pierres sèches comme des couches géologiques en période glaciaire. Le sol couvert de peaux de yaks dégage ses pestilences de purgatoire. Ces étoiles sur le col, vues entre les lauses du toit, tournent à l'obsession.
Car ici, le nez enfoui dans son duvet, chacun pense des autres : que font là ces crétins insomniaques d'Europe et d'Asie, qui pourraient être au chaud sur leurs fauteuils de Skaï à boire leur thé, au lieu de grelotter en attendant l'aube dans le congélateur du col du Thorong à cinq mille cinq ?
Moi seul fais exception : je suis récidiviste. L'an dernier, à la même époque et par le même froid, j’était couché sur les mêmes peaux de yaks au pied d’un autre col. Cette année, j’ai donc quelque raison de me poser la question métaphysique des relations entre le désir d'aventure et les récidives chez le mâle en voyage ,de la débilité profonde.

Tibet 7

7 Entre chien et chaise
Il aime partir sans savoir où. Sinon, il resterait entre chien et chaise. Il S’il s’en va c’est seulement pour cet instant infime du départ. Vous le retrouverez bientôt inventant avec les enfants du port des jeux sans règle, des vols sans ailes avec l’oiseau. Il sera là où nul ne va, où l'on ne visite plus que soi-même, en ses lointains intérieurs

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