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Jean-Marc
| Envoyé mercredi 05 octobre 2005 - 13h46: | |
A contre-courant s’enfuient les saisons vers les marées motrices Sur la route numéro 7 j’ai rattrapé mes rires en cavale à l’épuisette Corsaire à la pige si je dégaine les mots comme des cigares cubains une musique intérieure efface les frontières du désert jusqu’au lobe frontal où valsent les analogies et les aiguilles de l’horloge céleste en sens inverse de la gravité terrestre Quand je dis poésie un troupeau de langoustes accourent sous mes paupières créatures lacustres dépêchées par le temps qu’il fait un hibou chante à l’improviste sur la stèle du vent A Paris rue de la Contre-escarpe la plage surgit entre les lèvres des pavés l’usure ne touche pas les rêves qui n’ont pas d’âge Sous l’édredon j’ai secoué ma tête pluie féerique dans les draps Il ne me reste plus qu’à plier bagage avec mon briquet amarante mes yeux outre-terre
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