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Jean-Marc
| Envoyé lundi 10 octobre 2005 - 14h35: | |
I Avec la poussière des volcans lunaires j’ai rompu toute mesure En surface la terre creusée par l’espace le vide resplendit comme un grand cri rabote la peau où s’amassent les songes-creux De tout mon poids je pèse sur le cerceau bleu royaume terrestre et les branches séculaires du chêne agence générale des druides irriguent la peau Le rire figent les oiseaux-tonnerre II J’erre un comptine aux lèvres un chevalier rampe à mes côtés et son destrier aveugle Nous faisons route ensemble vers le centre de la terre La noblesse n’est pas l’apanage des aigles sinon les alchimiste de la rue Nicolas Flamel n’ont plus qu’à ranger leurs alambics et leurs cornus au fond des ventres solitaires Un cube irréductible en plein jour Au point où nous gravitons place Saint-Sulpice un hippocampe Je veille au grain entassé sur la cheminée ma forge éteinte Vertèbre après vertèbre la nuit tombe Ma nudité accroît le trouble de l’eau Langue fléchée sans limites l’herminette brise le coffre empli de souvenirs aussi l’enjouement n’est jamais loin ombre furtive graciée par le jour III Gisement aurifère sonde jetée aux sources du néant Voilà le rite la parole jetée aux quatre vents Les masques tombent à même le corps entité nerveuse que froissent les muscles et la morsure cannibale lors des nuits précolombiennes Matins vermeils quand les gestes inaugurent la naissance de l’aube alcool fort de la nature giboyeuse malgré la cendre et le fer des villes bâties contre le ciel Toutes les forces se polarisent façonnent les décors fantomatiques le foyer tutélaire où j’habite maison sans murs cent portes rayonnent vers d’autres rives embarcadères en velours comme ce fauteuil troué Peu à peu je glisse vers les forêts premières temps incertains où le silex pourvoie aux signes comble la béance urbaine.
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Jean-Marc
| Envoyé lundi 10 octobre 2005 - 14h55: | |
Texte écrit dans la foulée... La nuit engourdie les rêves palpitent dans les rideaux qu’agite une main momifiée arrachée au sommeil Au Louvre les passants s’arrêtent devant les sarcophages Sous hypnose ils déambulent proie des vastes courants sensibles collectifs En éclats dédaigneux la voix s’élève jusqu’au sommet du crâne chanson en silence dans l’intime et le secret repli de la peau Périphérie sensible la couleur irradie la pâleur des mots les emblèmes se dressent vers les nuages et les aiguilleurs du ciel La poésie matrice indistincte découpe montagnes et plateaux la lune les éclipses en déroute. ***** Sur le sablier du temps un visage uniforme en cire d’abeille le facteur Cheval Armé de ses seuls rêves il a défié le reste du monde qui sombre dans l’oubli des chrysalides et du feu millénaire Un palais c’est une réserve intarissable d’échappées belles loin des chemins ferroviaires et du périphérique livide oasis du loup et de l’oiseleur ***** Sur la bague un serpent dévore la paume arpège délicieux Les larmes pleuvent sur le toit de guingois Village apeuré où dansent les morts la joie en bandoulière A Mexico j’ai bu tout mon sang et mon regard reflète encore étrangement la magie des anciens aztèques
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flo
| Envoyé lundi 10 octobre 2005 - 15h31: | |
continue!! flo |
   
jml
| Envoyé lundi 10 octobre 2005 - 18h32: | |
je trouve extrêment intéressante cette nouvelle approche. |
   
Jean-Marc
| Envoyé mardi 11 octobre 2005 - 18h31: | |
Merci à tous deux, dont j'aime la sensibilité poétique ! Jean-Marc |