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lilas
| Envoyé mardi 11 octobre 2005 - 21h25: | |
Je t'imagiine au soir sais-tu penché comme vers l'eau sur ce rêve obstiné qui fait courir tes doigts par des touches muettes A ouvrir des fenêtres où tu attends le vent qui tournera tes pages bruissantes de ces mots que tu croyais éteints une lueur encor t'allume d'or vivant Toi adossé à tes peurs le coeur écarquillé le souffle suspendu à un battement d'ailes oiseleur inspiré cueillant des symphonies sur un bec d'appelant Ce chant cette caresse à tes digues marines tes vagues de sable déjà soulevées sans appel Tes heures à contre-ciel à cache-tendresse à gâche-flamme Et tous ces jours perdus à tirer tes verrous jusqu'au bout bien serrés geôlier de tes espoirs fossoyeur des chardons qui pourraient repousser sur tes chemins arides Toi quand ton coeur plein d'espoir affamé d'autres vies déjà sans le savoir déclinait Baudelaire à tous les ciels du soir à toutes les fenêtres à la plaine nocturne habitée par ces trains t'affolant de lueurs semées dans les refuges qu'ils allaient réveillant quand sifflaient leurs douleurs ... |
   
Jean-Marc
| Envoyé mercredi 12 octobre 2005 - 11h02: | |
Tu es bien inspirée Lilas, un galop d'émotion frémissante qui parcourt la nuit Jean-Marc |
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