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Jean-Marc
| Envoyé jeudi 13 octobre 2005 - 12h14: | |
Au grenier - parc des nuits blanchies à chaud - l’enclume du forgeron les vers à vif martelés en rafale Appareillage des papillons tête-de-loup les désirs en fuite selon l’angle de l’écliptique terrestre Si je vis je souffle mes serpents jetés au fouet des faces A perte de vue les oursins pianotent les couleurs les courants amnésiques des entrailles phosphorescentes Essoufflée la figure ruisselante d’algues brisées attente au feu central fléau amer Sur l’agenda des marées j’ai inscrit les nocturnes fondations la migration des cétacés album d’enfance Plongez mes compagnons scaphandriers de l’infini en pièces détachées vers les gouffres vacants La joie délivre le poulpe prolétaire
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pour Jean Marc
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 22h35: | |
Un vrai grenier, de pierre et de chair, tout habité de souvenirs et de rêves. L'invite à la plongée en eaux profondes , vers les gouffres "vacants", me semble être un appel à la joie pour celui qui travaille à sa propre délivrance . Un bonsoir amical! (lilas) |
   
Cécile
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 12h29: | |
c'est intéressant car on ressent comme un manque de souffle à lire ce poème. C'est très certainement lié à cette accumulation d'éléments entre eux si différents. J'ai la sensation que ce sont des éléments de souvenirs qui surgissent comme cela au hasard. Est-ce que je me trompe ? |
   
Jean-Marc
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 11h17: | |
C'est exactement cela Lilas ! Un bonjour amical au passage...Cécile oui je sens à la relecture de ce poème que j'en ai brisé le rythme, mais un poème doit il nécessairement être porté par un souffle ? Il peut aussi être empli de cassures et de ruptures... C'est davantage pour moi un peinture psychique qu'une recherche de l'harmonie musicale. C'est vrai qu'il y a de l'hétérogénéité mais un univers marin émerge peu à peu...Ce sont là des éléments que j'essaie de faire remonter du subconscient sans dessein préalable mais qu'unifie la langue poétique...Ce que je lui reprocherais c'est de s'écarter de la source et d'avoir un peu perdu la sauvagerie initiale. JM |
   
Cécile
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 12h24: | |
oui tout à fait Jean-Marc, ton poème est justement intéressant pour ces cassures, on voit que c'est volontaire et travaillé dans ce sens et donc j'apprécie |
   
Jean-Marc
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 13h57: | |
Je le préfère avec cette lègère rectification plus conforme au jet initial " Appareillent les papillons tête-de-loup les désirs en fuite selon l’angle de l’écliptique terrestre "
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