Auteur |
Message |
   
mohand
| Envoyé vendredi 14 octobre 2005 - 04h41: | |
Des silhouetes courent à bride abattue, Désertent les adresses et les noms Fuient les rues et leur destin En quête incertaine D'un gîte serein. Au coin... Sous les porches de maisons abandonnées Sous le toit des cabanes calcinées Des couleurs flomboyantes S'entrecroisent, Tissent à chacun un sort, offrent aux humains une tapisserie Chef-d'oeuvre des temps contemporains. Bravo l'Homme à la grande hâche Tu plantes les arbres Pour les voir se rabattre sur leur ombre. La mort n'est plus un destin, Elle se fabrique Comme du pain. comme du lait, On la distribue Chez l'épécier Chaque matin. |
   
pour Mohand Lilas
| Envoyé vendredi 14 octobre 2005 - 19h38: | |
Une vision d'apocalypse qui est malheureusement conforme à la réalité, voire inférieure à celle-ci. Le rythme haletant convient parfaitement et les vers sur la mort sont très efficaces. Du vécu, Mohand ? Amicalement, Lilas |
   
MarionLubreac
| Envoyé vendredi 14 octobre 2005 - 22h01: | |
quel tableau magnifique et terrible! un grand bravo, c'est très réussi! Cet écrit est désespérément poignant, réaliste et fantastique superbe poetique slurpibise Marion |
   
Mademoiselle
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 20h47: | |
Ça donne envie de pleurer tellement cette réalité nous imprègne au quotidien .. quel malheur que les Grands de ce monde n'aient pas accès à ces textes qui en disent long sur leurs vices et leurres .. il faut continuer d'écrire ce genre de mots afin de sensibiliser les gens .. |
   
mohand
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 05h18: | |
Oui mes chers amis, c'est la réalité qui crève les écrans sans rien y voir.Merci pour vos mots encourageants et chaleureux posés sur les miens |