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Athor
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 11h47: | |
Entends comme un bruit d’ailes. L’inspiration me quitte à force d’impatience d’attente et de tiédeur. La transparence de ma solitude est ma seule compagne. Attends que je me signe avec un corps d’enfant Que viennent tous les mots, creusés d’une voix blanche. Et que s’effacent les désirs à chevelure longue, dans mon berceau d’arcanes Attends qu’ailleurs, vienne de l’ombre, une odeur de vie. Entends... Que se rallume au flambeau de l’ennui, mon encre d’Eternel Et que s’entende encore le transparent des muses, qui rode sous mon masque Celui désigné à ma cause, qui m’abreuve d’un souffle, l’esprit baigné d’une lueur… Comme le scintillant du verbe, entends ma résonance… Celle du solitaire L’inexplicable alliance, comme un écho muet aux écrits migrateurs. Entends la lettre Entends le mot qui vole dans la phrase… Comme un loup va bêlant moutonné d'écriture Entends ma solitude « Ma solitude bêle… » Ecoute un chant, écoute un vers, écoute un silence qui dort… Ecoute un silence qui passe… Ecoute tous les mots… « Entends l’Ô prendre l’air… » Qu’enfin nos lèvres se délient de nos reflets changeants A ton eau répandue… Toi seulement de l’aurore Qu’enfin viennent encore s’assoire à notre table Les statues de nos âmes A perdre la raison
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Mademoiselle
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 20h44: | |
Étonnant! grâce à ces mots bien choisis, on entend et ressent tout .. bravo. |
   
pour Athor
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 22h05: | |
Entre autres entendue, la musique et les mots : "Entends la lettre Entends le mot qui vole dans la phrase… Comme un loup va bêlant moutonné d'écriture Entends ma solitude" "Qu’enfin viennent encore s’asseoir à notre table Les statues de nos âmes A perdre la raison" "le transparent des muses" est là, Athor, qui rode sous (le) masque, et chante : "Sous ton masque au présent où ton verbe s’évente Comme un loup va bêlant moutonné d’écriture Quand ton rêve a bien bu d’inhumaines folies D’un mutant chatoyant accroché au décor" (lilas) |
   
Athor
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 22h45: | |
oui je me suis piqué le loup parce que certains lecteurs trébuchaient à l'idée que "« Ma solitude bêle… » " |
   
pour Athor
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 22h55: | |
Si l'on y repasse, on ne trébuche plus ! j'en profite pour corriger : entendues, qui rôde (ça fait un peu prof , mais qu'importe : il suffit d'une lettre, d'un accord ou d'un désaccord pour tout changer, en poésie plus qu'ailleurs ! ) (lilas) |
   
Athor
| Envoyé samedi 15 octobre 2005 - 23h20: | |
J'ai pas compris là |
   
Glups
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 01h16: | |
Qu’enfin viennent encore s’assoire à notre table" s'assoire ?????????? |
   
albemaran
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 10h06: | |
c'est juste une sorte de...convive-alité... si j'ose écrire...et sup-oser (;-o)) |
   
pour Athor
| Envoyé dimanche 16 octobre 2005 - 19h50: | |
...tu ne pouvais pas comprendre, Athor : 1-j'ai refait un lapsus bizarre en voulant corriger mon intervention ! - "entre autres entendus, la musique et les mots" . - Avec "le transparent des muses rôde sous le masque", cela faisait 2 erreurs de ma part pour deux lignes ! 2-"Si l'on repasse on ne trébuche plus" concernait ta précision : "certains lecteurs trébuchaient à l'idée que "« Ma solitude bêle… » ".Je faisais donc allusion à ceux qui ne t'avaient suivi . Pourtant, un loup "moutonné d'écriture" ... ça bêle forcément !! Il suffit de "repasser", c'est à dire de relire, pour comprendre le sens. (Personnellement j'aime beaucoup cette image très juste, et je sais qu'il existe, aussi, plus souvent, des moutons...comment dire ... heu... "enlupinés" d'écriture ! (aide moi à trouver mieux pour traduire l'idée ! ) Bon, je vais me reposer de ces longues précisions ! (:-)) |
   
mohand
| Envoyé lundi 17 octobre 2005 - 04h58: | |
Un beau poème, il emeut, il secoue les nerfs. On ne peut qu'y adherer tellement c'est tendre. Merci pour ce plaisir de lecture. |
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