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Athor
| Envoyé mardi 25 octobre 2005 - 22h54: | |
Rappelle-toi nos frasques envolées sous ta voile La parole éméchée De nos rires salins Je remontais pour toi l’osier lourd des nasses Un fil incandescent amarré à nos mains Tu filtrais mes langages Et moi… je n'étais rien Je n'étais rien sans toi... D’indociles raisons Je n'étais que le vent, la sueur, et l'ivresse... Un voleur de tendresse, embarquée à la nuit Au dernier rayon vague au soleil en détresse Le tissé de tes doigts dans un rêve en sursit Rappelle-toi, ma Parque* Je me souviens, rebelle De nocturnes pensées Le regard dissipé D’alcalines lueurs Rappelle-toi, l’embrun L’orbe d’eau cristalline Nos allées d’émeraudes Un sourire en plein coeur Rappelle-toi ! Je n'étais que le vent, la sueur, et l'ivresse... Un voleur de tendresse, embarquée à la nuit Au dernier rayon vague au soleil en détresse Le tissé de tes doigts dans un rêve en sursit Rappelle-toi, l’orage ! Nos voilures marines Tant de flaques en nos ciels Me reviennent encore… Tes chemins dilués D’invisible navire A la source de toi Dans l'eau grise du port Je me souviens d’un temps ! L'aube brune d'un temple Son odeur pyracanthe Un vitrail éclairé A la fleur de toi Tu filtrais mes langages Et moi… je n'étais rien Je n'étais rien sans toi... D’indociles raisons Ce n'était que d'un temps, d'onirique frontière A la nuit qui m'emporte où des rêves s'en vont Au dernier rayon vague à nos vagues premières D'opalines douceurs à la tendre moisson
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