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Jean-Marc
| Envoyé jeudi 27 octobre 2005 - 14h08: | |
l’armure percée criblée par le souffle vent d’est refuge du cyclope intérieur en résidence sur les hauts plateaux j’ai emprunté les téléphériques des géants mutins danois dépoussiéré les glaciers insolents les cheminées d’usine chevelure en bataille comme un carré de grenadiers au golf j’entame la descente casque en pointe et mains crénelées vers le fil ténu de ma vie comme une dynamo L’éclairage est intermittent néon palpitant au cœur Aussi vais-je déjouer les saisons embusquées sur le sol Le lièvre et la biche ses jarretelles givrées par les larmes du lynx arboricole Sans le noyau la comète transfuge de l’ici-bas et l’abricot délicat. JM un texte livré à brûle-pourpoint |
   
Jean-Marc
| Envoyé jeudi 27 octobre 2005 - 17h19: | |
LA SUITE ( indépendante du refuge du cyclope ) Gantée de sourires votre taille le geste souple comme une apparition crêpelée femme au sillage flibustier sur toute latitude vos frondes passagères En silence votre coiffure tombe dans le berceau de la civilisation lit à baldaquin enclave des masures parfum de nos radiances La main éperdue j’apprivoise vos lions en soie vos ongles forgent l’incendie diurne éclos de nos souffles Au pavillon la lunaison lancéolée l’œil tourne cyclone furtif au gué de l’orage crânement attelé au rouet poudré par la pluie berbère Endormie sur vos tréteaux ocellés belle gitane Au meilleur de l’embellie en vers et contre tout ***** les écureuils grignotent les pommes de pain tombés des arbres suisses ***** J’ai misé sur noir blanc est sorti sur tapi vert ***** A la frontière du Mexique il y a un garde sa cravate trempe dans l’alcool bleu des rêves Une maison tremble sur ses fondations Le galop des bisons sillonne la plaine pelée comme une orange terre ocre de feu fer de lance d’une épopée en miroir de l’aventure terrestre ***** J’ai lâché mes oiseaux sur les nuages Veuf l’aveugle exsangue dans le piège à sauterelles Impuissante la maréchaussée si les sangsues aspirent le lait des étoiles En papier-mâché j’ai fabriqué ma maison élevée vers les pulsars troupeau des éclipses Au seuil la rime époussetée le vers affranchi Grâce offerte au pressoir de la langue JM |
   
Pour Jean-Marc
| Envoyé samedi 29 octobre 2005 - 00h11: | |
Tourmenté, mais décidé ; désarmé, mais fonceur, le premier poème. Avec une fin où perce la sensualité. Bien que signalée comme "à part", la "suite" peut se lire comme un logique prolongement du premier. Le dernier : un nouvel art de vivre et peut-être de ressentir et d'écrire ? Entre temps, des étapes du voyage, intérieur ? J'ai des doutes sur ma compréhension ! En tout cas j'aime particulièrement la derniere suite ! Un amical bonsoir ! (lilas) |
   
Jean-Marc
| Envoyé samedi 29 octobre 2005 - 14h00: | |
bonjour Lilas oui il y a dans cette traversée un voyage intérieur...par moment des embardées du sens et une part d'ombre, de mystère que je n'essaie pas non plus d'élucider...il y a surtout j'espère une musicalité, comme un chant étrange qui monte des entrailles du rêve vers le jour, l'oreille du lecteur. En tout cas tu circules bien dans mes poèmes...Nouvel art de vivre, je ne sais pas, plutôt une perception plus aigüe et un affranchissement. Merci pour cet écho Lilas - caisse de résonnance offerte à l'ossature du poème pour mieux en capter la voix amicalement JM |
   
Pour Jean Marc (lilas
| Envoyé samedi 29 octobre 2005 - 17h41: | |
Bouououh ! c'est la première fois qu'on me traite de caisse ! et, qui plus est, avec des os dedans !! (pleurs !) ';-)) Merci pour le rire ! Il arrive à point ! |
   
JM
| Envoyé dimanche 30 octobre 2005 - 15h48: | |
hihi ! voilà pour sûr ! faut que je mette à l'humour !!!
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