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Juan-Marco
| Envoyé mercredi 02 novembre 2005 - 11h21: | |
Sur les barricades miraculeuses mes désirs émeutiers gracieux des anneaux de Saturne et des fiefs andins Mélancolie épandue en festons de taffetas au cou rêveur Si j’épouse le vent mon souffle s’éparpille en osselets aux quatre voluptés du corps J’aime la terre immense Solarium où j’ai cousu mes éclairs aux ronces nubiles ***** Chair au péristyle les ondées sensibles retroussent les paupières et ma barcarolle fugue comme ces nudités offertes aux neiges éphémères Quel roulis au fond de tes yeux l’iris fascine comme la nageoire du dauphin A l’ombre des dunes mon regard s’est perdu fermoir où le soleil vient blottir l’oubli et l’errance amoureuse Si jamais mes crimes prospèrent au fil de beauté comme un tigre du Bengale ma solitude charrie l’écorce du jour abrège ma soif Au firmament mon sang divague aux vestales haut perchées sur leur trapèze Garrigue où j’ai puisé mes désirs
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jml
| Envoyé mercredi 02 novembre 2005 - 15h05: | |
bienvenue. j'aime beaucoup. |
   
pour Jean Marc
| Envoyé mercredi 02 novembre 2005 - 19h37: | |
Une suite riche d'images, Jean Marc, où domine une sensualité prête à l'émeute(gracieuse ! ), mais contenue par le désir d'en maîtriser le cirque fascinant. Quand j'entre dans un de vos poèmes, je me dis d'abord que je ne le comprends pas, puis, à le lire attentivement, j'y décèle foule de sens et la crainte est alors celle du contresens ! (Mais ils s'éclairent l'un l'autre.) (lilas) Au fait, est-ce bien Jean Marc ? (:-)
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Jean-Marc
| Envoyé mercredi 02 novembre 2005 - 20h07: | |
Bonsoir JML et Lilas, oui c'est bien moi Jean-Marc, j'ai juste usé d'un pseudo dont m'affuble parfois mes amis, mais j'ai été vite démasqué par Lilas, toujours très perspicace... J'aime que dans un poème il n'y ait pas qu'un sens mais plutôt une multiplicité ouverte que chacun est libre d'interprêter à sa guise...c'est comme un climat ou un thème avec des variations infinies. J'essaie aussi de donner à entendre, comme une musique, un bruissement intérieur, et d'ailleurs je choisis certains mots parce qu'ils sonnent bien où qu'ils enflamment mon imagination, quoiqu'ils puissent sembler incongrus, ainsi les anneaux de Saturne, mais parfois une expression peut être signifiante à l'insu même de son auteur. J'aime cette polysémie qui selon moi est à l'image de la vie et de l'énigme du je.
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Jean-Marc
| Envoyé mercredi 02 novembre 2005 - 20h10: | |
j'aime qu'un poème masque ce qu'il dévoile, ou voile ce qu'il démasque... |
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