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jean-marc
| Envoyé mardi 15 novembre 2005 - 18h36: | |
Contre le vent les lévriers blonds cinglent les humeurs l’esquif foudroyant du je rameur aux ondes vagissantes Sur l’élévateur langue au fléau sanguin un hérisson blanc contemple toute la maigreur humaine ses moulins à misère Amarrés le pétrel aux roches saturniennes et les éléphants marins aux méduses Nonobstant la migration des éclipses vers les baleines blanches ce qui est possible gravite au creux des paumes comme l’onde fuyant la tangente aux ongles radieux
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Jean-Marc
| Envoyé mercredi 16 novembre 2005 - 01h02: | |
SUITE INDEPENDANTE Les colonnes vertébrales percent l’oreille osseuse où bourdonnent frelons célibataires et libellules Ils franchissent les rideaux de pluie qui tombent du ciel éponge grise épouvantée par l’éclair les tornades borgnes En vagues rouges les rapides charrient le sang des conquistadors la flibusterie abonde et les indiens brûlent l’or de tous leurs yeux L’étoile du matin est fixé dans le ciel comme un clou blanc Cernes rocheux l’espoir se nourrit de poudre d’escampette les aurochs mâchent de pleines brassées de larmes les caïmans soulèvent des flambées de colères et des raz-de-marée Jamais les ombres ne coucheront au fond des grottes au magistère chamanique C’est demain que ma naissance déborde le cadran solaire
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