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Rob
| Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 14h42: | |
Je dois m'y faire, je vocifère Quel est ce mec entre deux eaux Râleur sans peur avec reproche Avec ce choix des mots pour brouiller la copie Dans la tête un piano d'introduction Les yeux mouillés le profil d'aigle Mort une fois déjà, raté Récoltant des olives toujours un peu véreuses L'amour, putain l'amour, collé comme une peau Je vais t'en bombarder comme du ripolin De la mémoire à pleine louche au fond du port, un coup dans l'eau, un coup touché Désarmé, évidé, frimeur de soute J'irai jusqu'à chanter le merle gris sur l'oranger Ma copine de Sfax étouffée par la mort, trois mois de larmes, un téléphone vide Ton bonnet, ta perruque, tu envisageais de te pendre au fil de l'oxygène, pour nous faire rire Raté, toujours raté, nous reste la douleur Je vocifère, je m'y fait Je déboule, je t'aime ma cerise, il pleuvait sur Novembre comme dit la chanson, je suis nu, et je suis sel et poivre et toujours je vieillis et je suis bas, et vide et vide et vide, et vivant comme un con planté dans le jardin avec le chien qui fait l'orage dans mes jambes. La cloche du portail résonne moins souvent.
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jml
| Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 15h59: | |
putaing rob le chien qui fait l'orage a des éclairs dans les yeux et du tonnerre sous le poil. |
   
demandeur
| Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 16h20: | |
ça vocifère!!!superrrrr!! |
   
zeio
| Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 19h25: | |
Ce texte confirme ce que je pensais déjà Que ce que tu écris est frais et très bien ficelé |
   
pour Rob
| Envoyé dimanche 20 novembre 2005 - 21h40: | |
Une sorte de poignée de main, oui, c'est cela. On peut la refuser. --------------------------------------------- Si l’on pouvait figer le temps qui nous dévore Arrêter la ruée des jours et du destin Garder pour les demains quelque baiser encore Sur la tempe tendue la bouche ou bien la main Si l’on pouvait furtif voler quelques secondes Pour l’odeur des freezias du buis ou de la pluie Sur le pavé luisant retenir tout un monde Qui brille dans les flaques et déjà qui s’enfuit Si l’on pouvait garder l’enfant qui devient homme L’amour qui se délite et cette main tendue La mère qui nous quitte et l’élan éperdu Vers un nouvel amour qui notre passé gomme Si l’on pouvait revoir les yeux tôt refermés La bouche de vingt ans souriante et sans rides Le visage aperçu une seule fois un été Qui dans notre avenir a dessiné un vide Si l’on pouvait entendre la douce voix fluette De l’aïeule endeuillée qui berçait nos jeudis Les pas évanouis sur le retour des fêtes Le cri du nouveau-né surgissant dans nos vies Si l’on pouvait redire les mots de notre rêve A voix haute et serein chaque fois que la vie Voulut les empêcher de tourner dans nos têtes Pour chaque rêve enfin qu’un jour on nous a pris Si l’on pouvait d’amour recouvrir tous les actes Qui furent accomplis sans gaité et sans joie Si l’on pouvait briser sans remords certains pactes Si l’on pouvait surtout ne mourir qu’une fois
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gana
| Envoyé mardi 22 novembre 2005 - 18h15: | |
Re-joindre le monde Humblement, éperdument... Jouissivement: BALAYER. Et mourir. Balayer est un art en soi. » Gandhi (cité par www.nouvellescles.com) |
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