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66 zone franche - Le forum de Francopolis » Textes » A R C H I V E S » Les textes du 01.09.2005 au 28.02.2006 » Le portail « précédent Suivant »

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Rob
Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 14h42:   

Je dois m'y faire, je vocifère
Quel est ce mec entre deux eaux
Râleur sans peur avec reproche
Avec ce choix des mots pour brouiller la copie
Dans la tête un piano d'introduction
Les yeux mouillés le profil d'aigle
Mort une fois déjà, raté
Récoltant des olives toujours un peu véreuses
L'amour, putain l'amour, collé comme une peau
Je vais t'en bombarder comme du ripolin
De la mémoire à pleine louche au fond du port, un coup dans l'eau, un coup touché
Désarmé, évidé, frimeur de soute
J'irai jusqu'à chanter le merle gris sur l'oranger
Ma copine de Sfax étouffée par la mort, trois mois de larmes, un téléphone vide
Ton bonnet, ta perruque, tu envisageais de te pendre au fil de l'oxygène, pour nous faire rire
Raté, toujours raté, nous reste la douleur
Je vocifère, je m'y fait
Je déboule, je t'aime ma cerise, il pleuvait sur Novembre comme dit la chanson, je suis nu, et je suis sel et poivre et toujours je vieillis et je suis bas, et vide et vide et vide, et vivant comme un con planté dans le jardin avec le chien qui fait l'orage dans mes jambes.
La cloche du portail résonne moins souvent.

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jml
Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 15h59:   

putaing rob le chien qui fait l'orage a des éclairs dans les yeux et du tonnerre sous le poil.
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demandeur
Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 16h20:   

ça vocifère!!!superrrrr!!
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zeio
Envoyé jeudi 17 novembre 2005 - 19h25:   

Ce texte confirme ce que je pensais déjà
Que ce que tu écris est frais et très bien ficelé
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pour Rob
Envoyé dimanche 20 novembre 2005 - 21h40:   

Une sorte de poignée de main, oui, c'est cela. On peut la refuser.
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Si l’on pouvait figer le temps qui nous dévore
Arrêter la ruée des jours et du destin
Garder pour les demains quelque baiser encore
Sur la tempe tendue la bouche ou bien la main

Si l’on pouvait furtif voler quelques secondes
Pour l’odeur des freezias du buis ou de la pluie
Sur le pavé luisant retenir tout un monde
Qui brille dans les flaques et déjà qui s’enfuit

Si l’on pouvait garder l’enfant qui devient homme
L’amour qui se délite et cette main tendue
La mère qui nous quitte et l’élan éperdu
Vers un nouvel amour qui notre passé gomme

Si l’on pouvait revoir les yeux tôt refermés
La bouche de vingt ans souriante et sans rides
Le visage aperçu une seule fois un été
Qui dans notre avenir a dessiné un vide

Si l’on pouvait entendre la douce voix fluette
De l’aïeule endeuillée qui berçait nos jeudis
Les pas évanouis sur le retour des fêtes
Le cri du nouveau-né surgissant dans nos vies

Si l’on pouvait redire les mots de notre rêve
A voix haute et serein chaque fois que la vie
Voulut les empêcher de tourner dans nos têtes
Pour chaque rêve enfin qu’un jour on nous a pris

Si l’on pouvait d’amour recouvrir tous les actes
Qui furent accomplis sans gaité et sans joie
Si l’on pouvait briser sans remords certains pactes
Si l’on pouvait surtout ne mourir qu’une fois

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gana
Envoyé mardi 22 novembre 2005 - 18h15:   

Re-joindre le monde
Humblement, éperdument...
Jouissivement: BALAYER.
Et mourir.

Balayer est un art en soi. »
Gandhi (cité par www.nouvellescles.com)

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