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zeio
| Envoyé samedi 19 novembre 2005 - 03h22: | |
J'ai écris quelques mots, je les ai déposés Sur le bord de l'armoire où se postent des fleurs ; Proche de la fenêtre, et proche un peu du ciel Pour que, avec ta main, tu viennes me relire, J'ai laissé quelques mots repliés dans leur lit. Dans leur lit de papier, mou comme le nuage, Aiment dormir mes mots, à-côté de mon cœur Où on a vu parfois, comme au fond de la nuit, Curieuse moitié du monde, un éclair luire. Dans leur nid de papier nous restent quelques mots. Ils ne font aucun bruit, on les entend à peine. Ils palpitent pourtant sous tes yeux attentifs ; S'ils sont impatients, c'est qu'ils ont attendu Et s'ils ne parlent plus, c'est qu'ils ont trop à dire. Ils ne font aucun bruit, on les entend si peu. Viendras-tu attraper ces phrases qui volaient Légères dans les airs, légères comme un voile, Fragiles comme nous, présences éphémères Et futiles ainsi que des rois sans pays. Voudras-tu retenir ces lignes laissées seules. Pour qu'avant de partir, tu puisses deviner Ce que je suis, ce que vainement j'ai voulu Devenir, j'ai laissé quelques mots qui parlaient D'éternité, de vie, et d'autres bagatelles, Pour qu'avant de partir, tu puisses me connaître. |
   
zeio
| Envoyé samedi 19 novembre 2005 - 03h24: | |
(zut je me rend compte en lisant de la coquille à la première ligne : "J'ai écriT ", la fatigue...) |
   
yves
| Envoyé samedi 19 novembre 2005 - 23h59: | |
Nicole. J'écris ton nom devant ma maison avec quelques graines. Un oiseau l'a lu du bout de son bec. Depuis, ton nom vole autour de l'école. Nicole! Nicole!
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