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Message |
   
k
| Envoyé lundi 28 novembre 2005 - 16h55: | |
je regarde ces vies filer à l'aveuglette et sans répit le téléphone pointé sur le temps les sursauts du quotidien et j'entends des voix épeler les accidents et toi tu dors alors qu'ailleurs, à Moncton on retient son souffle pour un corps tranquille pour un corps qui attend des nouvelles et il y fait tellement froid que nos sens impatients cherchent encore à se rendre au bout du corridor où sonne l'appel à l'aide nos coeurs transis incapables de concevoir la pire suite |
   
jml
| Envoyé lundi 28 novembre 2005 - 20h31: | |
toujours aussi prenant karl. on peut lire cet auteur dans le salon de Francopolis et sur l'Insoluble http://insoluble.free.fr/TextesKarl.htm |
   
f.
| Envoyé lundi 28 novembre 2005 - 23h12: | |
un lien avec l'autre poème Novembre karl? |
   
tamos
| Envoyé lundi 28 novembre 2005 - 23h17: | |
Rudement content que tu te sois remis à poster des poèmes, t'avais disparu, salut. Tu es rythmique et musical, encore autant qu'avant, avec tout à coup des métaphores qui tombent comme des coups de coeur. Y a vraiment rien de rien à dire dans tes morceaux de chair qui vivent, Karl, on dirait que tu as sculpté jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un squelette d'idées, et pourtant l'émotion me prend chaque fois chaque fois. J'aime bien les poèmes fleuves, j'aime bien les poèmes lumières, mais ça, cette façon de planter à tout coup des coups de couteau qui portent et transpercent, c'est particulier.
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Lilas
| Envoyé mardi 29 novembre 2005 - 14h42: | |
Karl, merci d'écrire.Plein de chaleur. |
   
karl
| Envoyé mardi 29 novembre 2005 - 15h34: | |
Très gentil à vous tous et toutes. oui f., un rapport entre les deux poèmes. |
   
f
| Envoyé mardi 29 novembre 2005 - 16h38: | |
je pense à un évènement peut être , à Moncton, devant l'indifférence. mais tu évoques sans doute tout autre chose. c'est mon écho , simplement. |
   
k
| Envoyé mardi 29 novembre 2005 - 17h45: | |
ce n'est que l'indifférence du destin face aux gens qui souffrent |
   
Cécile
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 09h41: | |
Ce sont des mots simples mais qui pénètrent profondément l'être. Le "et toi tu dors", apparait à un moment où on ne s'y attendait pas et produit un effet, comme un froid dans le dos. Un bien beau texte. Merci pour ce beau moment de lecture |