Auteur |
Message |
   
Hulotte
| Envoyé mercredi 30 novembre 2005 - 22h58: | |
Ce silence brûlé. Ma peau en affamée. A oublier le reste, tout le reste. Il ne demeurera des mondes éphémères que le miroir des sens réinventant le vivre et son cri d'exister. T’écrire démesure, terre d'accueil déjuponnée, eau de maquis, de sentes ou de pierrailles. Je tremble sans pudeur. Je te veux, arc-en-vie, bascule d’âme et cœur, corps et flammes mêlés. Et de cambrures en ponts, tous ces mots, sur le fil, à montrer le voyage. Ces mots à dévorer sur la table des joies, ces mots de gestes nus et de premières sources à l’acmé du plaisir. Que tu me dises toi, que l’amour fait l'instant d'une rare lumière. Rouge. Que tu me dises toi qu’il fusionne les sens au centre des sueurs. Que tu me dises toi, l’origine, le proche, la violence des muscles, la mâchoire des bras. La force. Je penche dans ton sang, je courbe et je m’élève. Gerbe d'eau sous septembre plus pulsif que l'été. Je voudrais dire plus, je voudrais dire encore. Lorsque j’aurai tout dit, il faudra le redire.
|
   
Vox
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 04h43: | |
C'est très beau chaud, Hulotte, rouge au milieu de l'hiver |
   
Agathe
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 08h18: | |
J'aime beaucoup le vocabulaire que tu utilises qui stylise ce texte ! Un peu court peut-être ? |
   
Cécile
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 10h01: | |
Superbe Hulotte. J'aime beaucoup ce style à la hâche dans lequel on ressent une certaine angoisse. Une voix à toi. Et en même temps c'est plein de vie. Oui il faudra le redire, le relire. |
   
tamos
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 12h57: | |
Hulotte, tu m'excuseras, ce poème est évidemment très très beau, mais je ne n'ai plus du tout le coeur de te commenter. Je suis complètement écoeuré de ce qui vient de se passer à propos de ton premier poème, des anonymes qui insultent vulgairement, des remarques sans réflexion de Cécile. Premier texte sur ce forum que j'avais pourtant commenté avec tout ce que je pouvais trouver comme pensées, parce qu'il le méritait Donc, bon voyage sur Francopolis et avec les amis de Francopolis. Mais sans moi.
|
   
Jean-Marc
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 15h06: | |
Hulotte, quand tu sors de ton silence c'est pour porter le vers très haut. Une vraie voix Jean-Marc |
   
Hulotte
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 21h39: | |
Je suis très touchée par la lecture de chacun, merci. Tamos, ce qui est important c'est la sincérité avec laquelle on dit ou on agit, on n'est jamais confronté qu'à sa propre intégrité, merci pour la tienne. |
|