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nao
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 14h17: | |
Sous cette paupière lasse Raviné comme une écorce Le regard patiné, brille de la caresse des années la vie se concentre en cette Agathe le reste du corps se repose déjà l’étole lourde et paresseuse coule le long des souvenirs comme un pardessus ne luttant plus contre la pluie le froid et les orages ne signifient plus rien reste les rideaux fixé sur le cours d’un reste de vie intemporel les cils de ces yeux gribouillent le futur comme les étoffes du ciel ombrent l’éternité l’instant est une pause, les rives sont masquées de moustaches de rêves, de loups ensommeillés les heures sont des gouffres menaçants les minutes le fauteuil une colline ou les échos fleurissent l’espoir est un repas, des paroles inconnus d’une jeune fille en blanc qui borde votre lit des formes étranges passent au travers du champ de vision spectre saccadé de laboureurs qui cherchent en vain leur récolte univers suspendu à des fils invisibles qui balancent sans bruit, s’usent sans sablier
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Rob
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 17h01: | |
J'aime beaucoup, pas d'effet de manche, que du vrai. le final est vraiment réussi, touché. |
   
Athor
| Envoyé samedi 03 décembre 2005 - 15h37: | |
Ici même les plâtres ont le souffle coupé… Il y a si longtemps que tout sommeil en eux… Ici tout est faiblesse, qu’au vent s’en est allé… La parole et le chant… Ici de jour en jour A longueur de silence, les jours se confondent Si bien que chaque jour, se fabrique des mondes Qui ressemblent à la nuit… Ici même le temps, à perdu la mémoire Pour que chaque seconde, s’étende comme l’heure… Ici plus rien ne sert, rien ne sert de croire Ici tout vient à point, avec ou sans le coeur… Ici, il n’y a rien, y'a même pas d'horloge, il y à juste moi… Même plus un chagrin… Même plus d'éphémère Mais de quoi vous l’écrire… Juste moi et rien d’autre, sur les os qui me portent J’ai les os d’un oiseau… Un oiseau qui avance, pour aller nulle part Comme une fuite d'eau, qui coule goutte à goutte… Des larmes et puis des larmes, rien que des larmes d’eau Qui me brisent la tête, qui me courbe le dos De l’air... Il n’y'a que de l'air De l'air comme d'un désert De l'air et du silence Où y’a même plus de sons Où y’a même plus de voix Même plus de musiques… Y’a même plus le chat… "J’ai fermé les volets !" Ici tout est langueur, ici tout est pâleur, ici tout est unique Ici tout va longtemps A longueur de détresse A longueur de paresse Mais à force d’y croire… A longueur de peurs Comme plus rien ne vient, comme plus rien ne va… Comme rien n’a été… Comme rien ne sera… Puisqu’on n’me connaît plus ! Puisqu’on n’m’a jamais su Puisqu’on ne me sait pas ! Puisque tout est froidure Puisque je ne suis plus ! Qu’un fantôme de plus ! En marge du miroir "Qui n'a plus de mémoire... !" "J’ai tué mon passé… ! " "Montent les idées noires, naisse l’éternité" Lorsqu’il n’y’à plus personne… Lorsque tout est lassé Lorsque tout est lassant Qu'il n'y a plus d'après Qu'il n'y a plus d'avant Qu’il n’y a plus de mains Plus de gestes Ni de gloire Qu'un souffle assassiné Plus de mots superflus Même pas de désirs Même pas de regrets Même pas de blessures Que pourtant je demeure… Ici…Seul… Ou Ailleurs… « Ailleurs » c’est « Demain » Seul, entre quatre murs, un miroir éclaté… Ici, seul et sans âge… Et pour conversation… Seulement le Refus
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peut être!!!...
| Envoyé samedi 03 décembre 2005 - 23h48: | |
Peut être lassé des jugements vains l'esprit des vieux s'éteint ne veut plus savoir . Las de réfléchir sur les vanités supputations inutiles il s'éteint s'échappe, doucement tue la pensée devenue ennemie de son reste de vie parfois revit l'enfance oublie le reste . adepte d'Alzheimer tant pis.
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nao
| Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 13h55: | |
on apprend pas à être vieux... |
   
nao
| Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 13h58: | |
très beau Athor, merci |
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