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66 zone franche - Le forum de Francopolis » Textes » A R C H I V E S » Les textes du 01.09.2005 au 28.02.2006 » Les vieux « précédent Suivant »

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nao
Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 14h17:   

Sous cette paupière lasse
Raviné comme une écorce
Le regard patiné, brille
de la caresse des années

la vie se concentre en cette Agathe
le reste du corps se repose déjà

l’étole lourde et paresseuse
coule le long des souvenirs
comme un pardessus
ne luttant plus contre la pluie

le froid et les orages ne signifient plus rien
reste les rideaux fixé sur le cours d’un reste de vie intemporel

les cils de ces yeux
gribouillent le futur
comme les étoffes du ciel
ombrent l’éternité

l’instant est une pause, les rives sont masquées
de moustaches de rêves, de loups ensommeillés

les heures sont des gouffres
menaçants les minutes
le fauteuil une colline
ou les échos fleurissent

l’espoir est un repas, des paroles inconnus
d’une jeune fille en blanc qui borde votre lit

des formes étranges passent
au travers du champ de vision
spectre saccadé de laboureurs
qui cherchent en vain leur récolte

univers suspendu à des fils invisibles
qui balancent sans bruit, s’usent sans sablier
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Rob
Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 17h01:   

J'aime beaucoup, pas d'effet de manche, que du vrai.
le final est vraiment réussi, touché.
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Athor
Envoyé samedi 03 décembre 2005 - 15h37:   

Ici même les plâtres ont le souffle coupé…
Il y a si longtemps que tout sommeil en eux…
Ici tout est faiblesse, qu’au vent s’en est allé…
La parole et le chant…

Ici de jour en jour
A longueur de silence, les jours se confondent
Si bien que chaque jour, se fabrique des mondes
Qui ressemblent à la nuit…

Ici même le temps, à perdu la mémoire
Pour que chaque seconde, s’étende comme l’heure…

Ici plus rien ne sert, rien ne sert de croire
Ici tout vient à point, avec ou sans le coeur…

Ici, il n’y a rien, y'a même pas d'horloge, il y à juste moi…
Même plus un chagrin…
Même plus d'éphémère
Mais de quoi vous l’écrire…

Juste moi et rien d’autre, sur les os qui me portent
J’ai les os d’un oiseau…


Un oiseau qui avance, pour aller nulle part
Comme une fuite d'eau, qui coule goutte à goutte…
Des larmes et puis des larmes, rien que des larmes d’eau
Qui me brisent la tête, qui me courbe le dos

De l’air... Il n’y'a que de l'air
De l'air comme d'un désert
De l'air et du silence
Où y’a même plus de sons
Où y’a même plus de voix
Même plus de musiques…

Y’a même plus le chat…
"J’ai fermé les volets !"

Ici tout est langueur, ici tout est pâleur, ici tout est unique
Ici tout va longtemps
A longueur de détresse
A longueur de paresse
Mais à force d’y croire…
A longueur de peurs


Comme plus rien ne vient, comme plus rien ne va…
Comme rien n’a été…
Comme rien ne sera…

Puisqu’on n’me connaît plus !
Puisqu’on n’m’a jamais su
Puisqu’on ne me sait pas !
Puisque tout est froidure

Puisque je ne suis plus !
Qu’un fantôme de plus !
En marge du miroir

"Qui n'a plus de mémoire... !"

"J’ai tué mon passé… ! "

"Montent les idées noires, naisse l’éternité"

Lorsqu’il n’y’à plus personne…
Lorsque tout est lassé
Lorsque tout est lassant
Qu'il n'y a plus d'après
Qu'il n'y a plus d'avant

Qu’il n’y a plus de mains
Plus de gestes
Ni de gloire
Qu'un souffle assassiné

Plus de mots superflus

Même pas de désirs
Même pas de regrets
Même pas de blessures

Que pourtant je demeure…
Ici…Seul… Ou Ailleurs…

« Ailleurs » c’est « Demain »

Seul, entre quatre murs, un miroir éclaté…

Ici, seul et sans âge…
Et pour conversation…
Seulement le Refus
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peut être!!!...
Envoyé samedi 03 décembre 2005 - 23h48:   

Peut être lassé des jugements vains
l'esprit des vieux s'éteint
ne veut plus savoir .
Las de réfléchir sur les vanités
supputations inutiles
il s'éteint
s'échappe,
doucement
tue la pensée
devenue ennemie
de son reste de vie
parfois revit l'enfance
oublie
le reste .
adepte d'Alzheimer
tant pis.
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nao
Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 13h55:   

on apprend pas à être vieux...
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nao
Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 13h58:   

très beau Athor,
merci

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