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aar
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 17h33: | |
il neige, j’écris, très fine les doigts tachés de flocons comme des mandarines la fenêtre voltige dans son poids transparent dans son frêne millénaire il neige comme un caprice d’enfant le jardin fait les cent pas en bottes chaudes et miel blanc amasse son butin de lumières l’ombre chinoise des sapins au bas de l’arbre une aile bat affolée filament cassé les hanches à mi-neige le froid jusqu’aux poumons arrive une corneille s’attendrit lui chuchote une messe à l’oreille l’embrasse et tue d’un coup de lèvres puis s’en va laissant sur la neige comme une clé rouge
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jml
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 17h44: | |
la neige est la même que chez nous. je me suis cru dans ma cour. |
   
tate
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 18h16: | |
un style de haïkiste un texte léger comme un flocon |
   
ali
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 18h19: | |
moments choses et mots se tissent leurs petites histoires au coin d'un kanoun de neige fraîche et généreuse..bel hiver!! |
   
Cécile
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 19h11: | |
Agréable, comme un conte, ca m'a donné l'impression de retrouver un peu ce ton de l'enfance notamment dans la première strophe. C' est rappelé vers la fin avec "puis s'en va" ce qui fait référence aux petites marionnettes.
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Jean-Marc
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 20h39: | |
Tu en as de la chance d'avoir tant de neige. Cela me rappelle un jour d'enfance où mon chat gambadait pour la première fois sur la neige cherchant à étreindre avec ses pattes les flocons qui voltigeaient dans l'air. J'vais un sourire jusqu'aux oreilles... Jean-Marc |
   
Hulotte
| Envoyé jeudi 01 décembre 2005 - 22h15: | |
De très belles images ouvrant un paysage sobre où l'instant s'établit comme une permanence. |
   
Christiane
| Envoyé vendredi 02 décembre 2005 - 03h06: | |
Pas la même neige Pas de sourire jusqu'aux orelles Pas de paysage sobre Ce rouge, la clé du meurtre un caprice d'oiseau dans un rêve d'enfant ? Moi, je n'ai vu que cela Comme un jour d'hiver, en 2000 Dans ma fenêtre. Un grand Duc d'Amérique fonçant sur un geai Laissant sur la neige quelques plumes bleues s'envolant avec les flocons et les clés
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aar
| Envoyé vendredi 02 décembre 2005 - 12h02: | |
merci à tous pour vos commentaires sympas. Christiane, je vois très bien le grand duc enlever un geai dans ton jardin d'une seule ligne oblique d'un trait d'épure pauvre geai qui ne sait plus se camoufler en plumes blanches |