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jml
| Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 15h16: | |
En ouvrant la grille, Je relève les filets de la nuit, jetés sur le jardin. Où dorment les oiseaux ? Ils sommeillent enserrés dans les pennes mouillés, les plumes mouvantes des feuilles embuées de rosée. Je crois les voir chuter, ils remontent au plus haut, défier les fastes ruisselants du soleil. C’est ce que dit le regard, suivant la trajectoire, jusqu’aux territoires éblouis de la disparition. Un nuage d’étourneaux et de geais dessine les méandres de l’improbable migration. Les rouge-gorges interférent avec le jeu des miroirs de la glace brisée. Le fleuve n’a plus cours ? Ce n’est pas ce que chante le merle ébouriffé dans les anamorphoses des chaumes luisants de paillettes des flots. On dirait que ma grille rouillée à délié de son cri, dans l’aube frigide, les torpeurs du moulin, sa roue d’arc-en-ciel saturée de chanvres immobiles. Je venais lentement, ensablé de sommeil, pour ne pas encore dénouer le murmure secret des fontaines gelées. Suis-je venu trop tôt réveiller les chimères ? Ou moi-même, effleurant dans le rêve, sur mes lèvres gercées, l’eau claire du printemps, en cet hiver enclôt.
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Christiane
| Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 15h41: | |
"dans les anamorphoses des chaumes luisants de paillettes des flots". Difficile à lire pour moi. Un peu tarabiscoté avec tous ces de, des, dans.. Saluts à JML que je lis toujours Christiane |
   
jml
| Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 16h19: | |
je tiens à préciser que ce texte n'est pas de moi. |
   
jml
| Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 16h22: | |
je suis l'un des seuls à ne pas avoir de pseudo, laissez-moi au moins mon nom. |
   
Jean-Marc
| Envoyé lundi 05 décembre 2005 - 17h39: | |
C'est quoi cette farce ? cette valse des ip et des pseudos... |
   
lilas
| Envoyé samedi 17 décembre 2005 - 00h52: | |
Du Reboux et Muller ? pas mal dans le genre ! (Mis à part la cascade signalée par Christiane ) Très belle image que "l'eau claire du printemps en cet hiver enclose" et aussi,en version allégée, "ma grille rouillée a délié de son cri (...) les torpeurs du moulin, sa roue (...) saturée de chanvres immobiles. " Pourquoi ne pas signer après avoir produit votre effet ? |
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