   
phl
| Envoyé mardi 06 décembre 2005 - 09h08: | |
Il est l’enfant Où est-elle ? Elle, celle cherchée par tous les temps. elle ? Que fait-elle ? Enracinée dans son rêve, elle se dessine, il l’a regarde. Il cherche ,passe la main sur l’écho d’un souffle, comment sait-il ? Comment veut-elle ? Pourra-t-il ? Voudra-t-elle ? Fil d’un regard suspendu, cru et vif sur le reflet. Nos pas sont liés aux chemins et la terre creuse. Sous le poids une trace vive où affleurent des mots oubliés. Des racines profondes boivent l’eau et si besoin était de prendre en dessous un peu en arrière et de s’entendre dire que le théâtre de la vie était la vie avec juste ce qu’il faut de réalité et sourire et respirer. Faut-il encore tenir compte du temps pour sortir, attendre qu’il fasse beau, que le soleil vienne et rassure la lisière de l’ombre de nos nuits. Nos pieds pataugent sur le seuil encore froid, notre main se pose sur la clenche, ouvre la porte comme au réveil d’un matin clair, un pas, puis le ciel s’offre sous la ligne du toit, raide comme un horizon. Avancer va de soi comme poussé par une respiration douce où le chemin vient s’offrir lentement au pas à pas au corps et délie son apparence. Sur les herbes la nuit respire. Les fils se délient d’une parabole les laisses du chemin s’offrent, se donnent un corps retrouvé, un je revenu. Et les mots affluent sous la langue, le monde revient manger les miettes jetées à pleines bouches. Le faîte du toit de sa maison apparaît juste au-dessus de la haie, le chant du rossignol émerge du murmure réchauffé, un regard, un pas, revenir où le temps s’est déposé pour la journée. Et je cherche le courant, le mascaret parmi l’océan, l’ordinaire destiné, celui où je mets le pied, où je nourris de saveurs pleines le souffle d’une longue habitude à regarder le monde en un chemin qui se découvre sans cesse, comme si la marée était et dévêtait ce que regardent mes mains. C’est tout le corps qui prend à pleine peau cette mer-là, avec ses cris, ses murmures de ciel, ses vents frileux ; ses besoins parfaits que le sel couvre de baisers
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