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noel
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 16h24: | |
Des étrangers autour, tournent tournent , autour du centre de la terre , toi. Enfilant l’armure tu te dis bien , protégé, au chaud , isolé au sein. Beaucoup font pareil , se penser seul au monde . Dans l’enveloppe, il y a ton cœur juste derrière , blessé de ne pas aimer , étouffé, pale . Sors-le , montres-le en plein jour . Voir comme c’est beau, au soleil, un cœur qui bat …. Ce n’est que nos propres armures qui écorchent …
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tamos
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 19h23: | |
Bonjour Noël, j'aime bien aussi ce que tu écris, souvent, faudrait que Karl te fasse des cours intensifs d'élagage, mais y a une drôle de belle sensibilité dans tes poèmes, y a de l'elfe. je décortique, je peux? Des étrangers autour, tournent tournent , autour du centre de la terre , ++++ jusque là c'est parfait, c'est original tu montres ton propre sens du rythme, c'est beau toi.+++ t'avais pas besoin, faut que le lecteur travaille aussi un peu sinon ça le rend paresseux et il commence à forcer sur les thés sucrés c'est pas bon pour lui faut qu'il devine Enfilant l’armure tu te dis bien , protégé, au chaud , isolé au sein. Beaucoup font pareil , se penser seul au monde . +++ rebelote la première partie géniale, la deuxième explique la première et je trouve qu'il faut pas qu'il faut laisser deviner Dans l’enveloppe, il y a ton cœur juste derrière , ++++ oui ! blessé de ne pas aimer , étouffé, pale . ++++ oui presque essaie de dire autrement ça colle pas Sors-le , montres-le en plein jour . +++ dubitatif, je sais pas Voir comme c’est beau, au soleil, un cœur qui bat …. +++ très belle fin pour un poème elfe, mais faudrait t'arrêter là (Ce n’est que nos propres armures qui écorchent … +++ palsambleu la leçon de morale premier degré, non archi non)
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noel
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 19h47: | |
vi , merçi bcp de l'interet , de la lecture et des reactions ... en effet , j'aime bcp ce que fait Karl , ou plutot , j'ai adoré Pierrot , puis qd j'ai su que c'était Karl cela m'a donné une vision plus forte de son écriture . ma philosophie est bien d'élaguer à l'extreme ( cela ne t'apparait pas évident ) , mais içi , d'etre impregné d'içi fait qu'une concentration s'effectue , une sensibilisation aux énigmes et tiroirs . Mon choix est d'etre accessible et sensible, de ne pas intectualiser mon recit plus que je ressens . Parralement , je n'ai pas ou peu de culture litteraire , je suis un manuel qui a la foi de la simplicité, valà ... :-))) ( puis j'ai cru comprendre que nous sommes bcp de la cote d'azur , c'est bien dommage de ne pas plus profiter de cette proximité palsambleu ;))) |
   
tamos
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 20h30: | |
Si si je te crois pour l'élagage, simplement ça faisait longtemps que j'étais pas passé ou ça faisait longtemps que tu avais pas posté, ou les deux ou je sais pas, et donc j'ai pris comme ça venait. Et t'en fais pas, l'élagage, c'est le travail de toute une vie. Sincèrement j'aime bien ton côté elfe dans tes poésies. Merci de pas être resté accroché au plafond de rage parce que j'avais osé décortiquer ton poème.
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mary
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 20h39: | |
« Ce n’est que nos propres armures qui écorchent … » ??? Je suis d'accord avec tamos Non et non !!! et juste une citation : L'immortalité du monde, qui jusque-là l'avait laissée indifférente, eut prise sur elle et la blessa cruellement, comme la dureté des saisons terrasse les corps que la maladie rend incapables de lutter. PROUST Je développerai une autre fois, peut-être … |
   
tamos
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 20h52: | |
Bien ça, la citation de Proust, si on la mettait à la fin Et tu peux toi-même construire et finir un autre de tes poèmes à venir par une phrase de ce genre si tu veux, pour voir l'effet que ça fait. Si on la mettait à la fin ça ferait partir ce que tu dis dans un approfondissement, une autre dimension. Peut-être t'as pas envie, mais tu peux essayer. Mary, j'ai compris que t'étais d'accord pour pas mettre la leçon de morale mais j'ai pas compris si, aussi (par rapport à ta citation) tu trouvais que c'était pas tout à fait juste ce que tirait Noël comme conclusion. Si tu pensais que c'était un effet un peu mode et facile, de dire que c'est que nos propres armures etc...
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hélène
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 20h52: | |
"(Ce n’est que nos propres armures qui écorchent … +++ palsambleu la leçon de morale premier degré, non archi non) " je ne vois pas ce passage come une leçon de morale mais j'entends un poète " elfe " :-) qui se parle à lui-même pourtant il se peut que de laisser son coeur à nu à tous vents, à toutes armes fait prendre le risque de le retrouver piqué par des épines de cactus (;-) malgré que des soleils l'aient souvent réchauffé qu'on y ait trouvé de la joie , de la nourriture . ne pas oublier pourtant que soleil et lune sont arrondis. et changeants et là cest à moi même que je fais la morale
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tamos
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 20h54: | |
Tant qu'on y est, Noël, Voir comme c’est beau, au soleil, un cœur qui bat …. scccchhhhhmmmmmmtu peux pas le mettre dans un autre sens, réarranger je sais pas? ('beau au' par exemple)
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noel
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 23h24: | |
voir au soleil ...un coeur qui bat ... ( c'est bien ? ;)) l'idée de l'armure à la fin , c'est juste une idée en plus ( l'idée de l'amour propre contre lequel j'essaie de me detacher ) , l'enlever pour ne pas diluer le propos premier est une idée qui se respecte , en fait , c'est tjs clair que plus on enleve , mieux c'est ...
))) çççççiiiii encore |
   
noel
| Envoyé mercredi 14 décembre 2005 - 23h27: | |
puis moi , j'aime bien décortiquer , alors si on m'aide , tant mieux ;)) ( j'vais m'autoproclamer " elfe à la mode " sur les chantiers , ça va avoir du chien ;))
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mary
| Envoyé jeudi 15 décembre 2005 - 13h12: | |
(Juste entre parenthèses) Il est difficile d’écrire quand les autres « ont déjà tout dit ». J’ai une nette préférence pour la dérision, malheureusement ce sujet ne s’y prête pas très bien. L’idée que : «Ce ne sont que nos propres armures qui écorchent … » me révolte. Elle vient certainement de notre tradition judéo-chrétienne qui nous oblige à nous auto flageller, afin de culpabiliser. Je suis sceptique et désillusionnée, pourtant je crois en l’individu. Peut-être parce que je viens d’un pays communiste où tout devait être « commun », y compris la pensée. Peut-être parce qu’en France on ne cesse d’exiger « l’esprit d’équipe ». Je pense qu’il ne peut exister de société sans individus, commençons donc par lui donner le droit d’être différent et … « de créer ses armures » Permettons-nous de fuir, chacun à sa manière, nos peurs. Etre humain c’est accepter la souffrance. L’homme moderne avec son idéologie de bonheur, toujours possible, presque obligatoire, tente en vain d’oublier les lois tragiques de la nature. Il ne supporte ni la maladie, ni la vieillesse, ni la laideur et…. se force à oublier la mort. La médecine aide, comme elle peut, ceux qui ne s’adaptent pas encore et résistent, il y a heureusement plusieurs sortes de pilules du bonheur. Nous nous créons notre « Meilleur des mondes » donc, au boulot : pour vivre heureux soyons tous « normaux », « équilibrés », pareils donc banals ! Rien n’est plus normal que d’être conscient de notre sort et d’avoir des écorchures. Je m’arrête là car le sujet est bon pour une dissertation de philo. Et pour terminer un texte de Jean-Pierre Clémençon : « je vis sans permission personne n'a remarqué le subversif de mon existence pourvu que ça dure bien sûr, je vis sans espoir ni désespoir d'ailleurs je ne vis pas au sens propre du mot en fait, je fornique, caresse, hurle, siffle et chante serre les poings et me mords la langue mais je vis à chaque soleil qui se lève libre d'espoir »
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Cécile
| Envoyé vendredi 16 décembre 2005 - 20h58: | |
Je rejoins assez les remarques de Tamos. Je pense que dans un poème il faut laisser assez de place pour la subjectivité du lecteur, pour que ce dernier puisse se l'approprier. mais sinon ce passage est très beau Dans l’enveloppe, il y a ton cœur juste derrière , |
   
Lilas
| Envoyé vendredi 16 décembre 2005 - 22h49: | |
Noël, un petit bonsoir, et un merci pour nous avoir donné à "Voir comme c’est beau, au soleil, un cœur qui bat …." Et, pourquoi pas, pour la "leçon de morale", même si elle gagnerait à être plus subtilement formulée comme tu le sais faire quand l'envie ou l'air du temps t'y pousse, en toute liberté, comme dans tes poèmes "je nous manque" ou "je tisse des filets...(excuse-moi j'oublie les titres exacts, mais pas le texte en général. Bonne route et bonnes fêtes à vous !
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