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hélène
| Envoyé jeudi 15 décembre 2005 - 16h26: | |
SOMBRE Rongés Par un insecte invisible Les os Deviennent transparence Cartilages Squelette prêt à s'effondrer Poupée de son Il le sait si la luciole s'éteint si le vent les arbres le chant du coq tout cela ne le porte plus il deviendra méduse une méduse inoffensive molle blafarde il se souvient des catacombes il était pourtant illuminé par le soleil de l'an dernier Tout s'est éteint depuis l'aurore de l'automne La bise souffle en tourbillons
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Kel
| Envoyé jeudi 15 décembre 2005 - 22h24: | |
C'est sombre, effectivement. Juste, à partir de "il le sait", je poserai une envolée lyrique, sous forme de contraste. Et puis, à nouveau, sombre. Et puis à nouveau.. Jusqu'à ce que, tombe. Je trouve que c'est un poème en balancement. Avec des chutes. |
   
ali
| Envoyé vendredi 16 décembre 2005 - 13h45: | |
du vide au sombre ! je ne sais pas où tu veux en arriver mon Hélène.. souple triste et beau.. |
   
à ali et kel
| Envoyé vendredi 16 décembre 2005 - 14h00: | |
quelqu'un qui vivrait une séparation , une déception, un ... vide ce qui ressentirait Kel je crois que je ne peux aps intercaler une légèreté dans ce cas le personnage serait trop désemparé |
   
Kel
| Envoyé vendredi 16 décembre 2005 - 15h13: | |
D'accord, Hélène. Bise. |
   
pour Hélène
| Envoyé vendredi 16 décembre 2005 - 18h38: | |
Comme il est triste, ton poème, Hélène.Tu sais ... La luciole ne s'éteint jamais L'appel ténu de sa clarté frémit dans les fleurs de la mer Mais difficile ce dièse dans les rameaux dénudés T'embrasse fort Lilas |
   
Cécile
| Envoyé vendredi 16 décembre 2005 - 20h53: | |
C'est sombre, mais en même temps je relève des éléments qui suppose que l'obscurité peut toujours laisser place à quelque chose de plus lumineux. par exemple la luciole n'est pas totalement éteinte, il est encore porté par certaines choses de la nature... donc c'est que la lumière est toujours un peu présente |
   
Jean-Marc
| Envoyé lundi 19 décembre 2005 - 14h23: | |
Quel spleen Hélène ! Il y a une musicalité, un rythme auxquels je suis sensible, un enracinement dans le corps ossifié qui s'efface C'est fort. Par contre je ne suis peu sensible à l'énumération des adjectifs dans la strophe suivante, cela me semble trop attendu et manquer de force, avec l'impression que c'est la strophe elle-même qui se liquéfie... " il deviendra méduse une méduse inoffensive molle blafarde " amicalement Jean-Marc |
   
Hulotte
| Envoyé lundi 19 décembre 2005 - 23h37: | |
Une sorte de cristallin qui s'opacifie. La première strophe, belle, contient déjà tout le poème. |
   
Hélène
| Envoyé lundi 19 décembre 2005 - 23h52: | |
"Une sorte de cristallin qui s'opacifie" tu résumes tout le texte hulotte. de là est la méduse inoffensive merci,pour vos commentaires.
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