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JG
| Envoyé mercredi 21 décembre 2005 - 19h10: | |
Il me faut te parler De fraîches habitudes Du contour de tes gestes Dans le nu de ta voix Chaque mot englouti Dans le plâtre des murs Et tes yeux parsemés De pépites aux éclats Ce souv'nir que de toi Les désordres d'un rêve Chaque jour, chaque nuit Enrobé de lenteur Les regrets qui se noient Chaque jour qui s'achève... Et mes lèvres baignées Dans la coupe de sang Il me faut te parler D’aubes grises des tempes Dans le vague des heures Jusqu'au le blanc des cheveux Faits d’empreinte et de gestes Au miroir où je trempe Jusqu'au vague des yeux. Traversant telle une onde Loin de moi en sommeil Qui toujours me réponds Et me berces et m'endors Tel un souffle si clair Qui parfois s'interromps. . . Dans les quintes et les toux Dans la houle des morts Comme il pleut sur le soir Comme luis sur la pierre Jusqu'au noir des verrous Chaque nuit qui m'attend Dans le blanc où se penchent Sur la courbe d'hiver Tous mes diables déchus Aux fenêtres du temps On dirait que je tombe Où la mort est si belle Aux couleurs de trottoirs A l'envers et de rien Quand le soir je te pense Comme une Alpe un Djebel Dans un bruit de tambour Dans le nœud de ton chant Tant nos gestes s'effacent Où tant d'heures infidèles Ont fermées tant de portes Sur les lunes d'argents Qu'il me vient dans le gris Des souv'nirs de dentelles Parfumés de baisers Emportés par le vent
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