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noel
| Envoyé lundi 26 décembre 2005 - 08h31: | |
Dites lui, c’est pas la peine, cette dame au doux chignon, elle se pense vers moi, la bouche en o , a , u , i . Les dirais pas ses sons, les mêmes sont le soir des armes, criés avant pleurs , larmes dans le coin moisi du canapé . Ils résonnent encore ces o, ces a, ces u, ces i , c’est le fond sonore de mes rêves inventés . Ceux du soir quand je dors éveillé, comptant les moutons de mon lit, les dressant armées de nuages pour m’échapper , m’envoler. Les dirais jamais ses o , ses a , ses u , ses i ceux tuant les regards de ma mère cachés d’ambre en hiver. Les dirais jamais s’ils font si mal …
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Cécile
| Envoyé mardi 27 décembre 2005 - 09h56: | |
Il est triste ce poème Noël. Il y a une langue qui fouille là dedans. Par exemple : "les dirais pas ses sons" : la tournure est intéressante. Ca me plait bien. "c'est le fond sonore de mes rêves inventés" : je trouve aussi ce vers bien vu. Sinon, il y a quelque chose comme une écriture enfantine là dedans, avec ces tournures de phrases. C'est intéressant. A continuer je pense. |
   
noel
| Envoyé mardi 27 décembre 2005 - 22h45: | |
l'enfant que l'on reste tjs un peu ... |
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