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Kel
| Envoyé jeudi 29 décembre 2005 - 13h10: | |
On toque en silence à la porte, seuil de vie Jouant au crépuscule désir en pénombre On naît impatient, seul, au creux d'un lit, ennui On rêve au vrai toucher en boucle de colombe A la lune rouquine et au rock sans sommeil S'étant alors craqué telle brais’ d’allumette A ce baiser m'voici fou d’elle... Etait si belle Las, la nuit nous mord bide et la vie elle en quête Des ‘tites clopes à moins l'quart de l'ennui à bailler Aux bleus gris récoltés aux batailles paumés Quels instants dérisoires, la plupart passés Aux bars enfumés d'où s'évaporaient les prés On était aussi cent poteaux téléphonique A se télégraphier des chansons d’amitié Sur nos cordes sensibles et en corps dynamiques Mais quand le câble a pété, le fil à lâché La vie semblait triompher voici tout se détaille La pluie sur les jours tombe, le port s’enrhume On navigue à la vue, vague, chaque sel hai Ballottés au hasard par grands vents d’amertume La musique O profonde aux sillons nous grave Quelques paroles étreintes sur feuille... elle meure Les bateaux voyageurs échouent, les épaves Dans les ruelles glauques détraquent chaque heure L’ange a su, déchu au tourbillon cigogne Agonir le poison à l’état de devin L'automne attend, hiver et offrant aux pognes De l’ivraie fanée sur espérance en dessein La rencontre tomba à l'écart de la chance - cette illusion d’aimer et y croire comme un sort Internés dans les corps prisonnier de leurs sens Voie sans issue, impasse malheureuse au mal port Folie. D’aimer avec des béquilles si fragiles Et l'esprit abîmés sous des tristes sourires Les paroles que l'étreinte des mots obligent Douleurs et brisures s’en allant vers à dire... Je n’ai pas pu répondre. O pardon, Marie Qui s’en est allée sans appel ni maudire Un signe en vain tomba quand tu quittas la vie Je n’ai pas pu t’aider je n’ai pas su te dire J'ai des regrets, si lourds, là, et souvent j'ai froid J'aurais tant attendu... j'aurais désespéré... Il aurait mieux valu un simple ami pour toi Je m'en suis tant voulu de m'être désaimé Au printemps suicidé j'ai été déchiré Par la verte et l'ailée accroché aux cassures Enfer. Des saisons me notèrent un écorché Livret en souffrance entre la terre et l'azur Parvenu quelque part idéal amoché Tellement seul soudain mais l’instinct au cœur J'ai deviné sous le voile, à vie déchiré J'ai découvert Eloise elle est ma dame soeur La rivière a coulé des années sous la Seine Mais je ne l'ai pas oublié… (j’espère qu’elle entend) Aux nuages du ciel à la vague éolienne (j’espère qu’elle m’écoute murmurer... le vent.)
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aglaé
| Envoyé jeudi 29 décembre 2005 - 16h52: | |
Un long regard sur toute ta vie....une femme aimée et pleurée, une aimée et présente...tes mots me touchent...à travers toi, je crois les connaître. Aglaé |
   
Kel
| Envoyé jeudi 29 décembre 2005 - 17h24: | |
Merci de ta lecture. encore quelques touches à apporter.. |
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