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mohand
| Envoyé samedi 07 janvier 2006 - 01h53: | |
Ton feuillage fuit ton ombre, jonche la vallée. Il implore les crues d'autrefois Au vent d'Ouest Pour arroser la lagueur des étés. Ton ombre amincie S'éparpille sur le sable Criblée d'usure, Nuage essoré, Vidé de son nectar, Ta larme innode l'océan. Que pleures-tu à présent? Ta racine qui plonge.... Et va loin dans la terre Aux voisinages de l'onde émeraude Ou ton destin solitaire Parmi les décombres, incrusté dans la pierre Fossile tu deviens Ta mémoire ne sert plus à rien? Au rythme des vents en transe je m'en souviens bien Avaient dansé nos filles Au safran sur le front Avaient chanté les hommes, Au parfum dans les mots, A la sortie d'Islane, Accueillant un jour nouveau, Sous ton feuillage. Arbre centenaire!! Au son strident des tambourins. Ton feuillage au tronc accueillant Souriait au passage des rêves Aux jeux innocents des enfants Aux you you de nos femmes Suivant le cortège d'Islane. Je savoure encore ta fraîcheur, Jus des ombres, Nectar des soleils ardents Et des pleines lunes, Aux mois des récoltes. Ai-je failli à la norme Si ma voix s'éternise A implorer ta sagesse Quand la nature Au coucher des astres Laisse parler les silences? Ai-je à l'aube, au coucher des étoiles, Avorté un rêve En allumant une cierge? Ai-je crié au crime Que de dire Je vénère Akhlij, le millinaire? Akhlij: arbre géant. Islane: n. pl : les mariés en tamazight |
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