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Jean-Marc
| Envoyé mercredi 11 janvier 2006 - 15h12: | |
J’ai déracinés les arbres au péril des coccinelles Ventre à terre je chevauche les constellations prince saturnien ma tour aimante mes essors impossibles Aux prémices le vaisseau à aube et les frelons qui bourdonnent au glas du ciel Sur la piste mes danseurs se déplient leur malle à jouets débordants de sourires Si la sonnette s’alarme un taxi jaune hulule à travers la nuit Exquise la marée des bateaux mouches remonte le vivarium Exquise la toison céleste s’effile aux nuages torréfiés Dans ma tasse à café nage un œil saupoudré de sucre et ma petite cuillère si gentille Venez mes pigeons indociles vos fientes mouchardent Notre-Dame face offerte aux touristes qui débordent de la Seine comme un bras perdu.
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Jean-Marc
| Envoyé mercredi 11 janvier 2006 - 16h16: | |
Frondes solitaires Vous aimez vous repaître de tout le ciel comme un agrégé d’histoire qui vient de naître Vous voilà bleuités insulaires monstres blanchâtres échappées du Continent tortue lièvres étourdis de mérite Vous voilà dans le cirque d’hiver et ma boussole dans la tempête tropicale o prédateurs lunaires o cavale merveilleuse d’île en île Contre l’épaule du vent je tête à vos mamelles et vos osselets tourbillonnent dans le sang terrestre vos cheveux s’écaillent comme ultraviolets et vos rayons s’arc-boutent aux colonnes de lumière toutes vos fées fertilisent les lagons et les dolmens bretons Armez vous du poing de fer et de la guisarme A vos rires je me roidis un corselet noir contre la fraîcheur des nuits contre l’algue marine A vos mains blanches je respire le musc et la violette à vos gants de soie la marte flamboie comme une étoile noire
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Cécile
| Envoyé vendredi 13 janvier 2006 - 13h45: | |
Eh bien tu es remonté Jean Marc ! J'aime bien ces deux textes, avec une préférence pour le deuxième. Dans le premier il y a quelques lourdeurs à mon avis, parmi celles-ci : "le vaisseau à aube" : ça fait un peu lourd "les frelons qui bourdonnent" : pareil le "qui" alourdit pourquoi pas "le glas du ciel" pour éviter de répéter "aux/au" ? "et ma petite cuillère si gentille " : peut être y a t-il un autre terme pour "gentille" ? |
   
Jean-Marc
| Envoyé samedi 14 janvier 2006 - 13h47: | |
Merci Cécile, oui je suppose qu'en enlevant des mots on allège forcément l'ensemble...mais un peu de lest ne nuit pas non plus c'est comme pour "ma petite cuillère si gentille " j'y vois une vraie fausse note poétique mais avec un froid pareil, mon alambic a tendance à geler...ce qui est contre-indiqué pour toute alchimie poétique brevetée bises
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