Au péril des coccinelles Log Out | Thèmes | Recherche
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66 zone franche - Le forum de Francopolis » Textes » A R C H I V E S » Les textes du 01.09.2005 au 28.02.2006 » Au péril des coccinelles « précédent Suivant »

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Jean-Marc
Envoyé mercredi 11 janvier 2006 - 15h12:   

J’ai déracinés les arbres au péril des coccinelles

Ventre à terre
je chevauche les constellations
prince saturnien
ma tour aimante mes essors impossibles

Aux prémices
le vaisseau à aube
et les frelons qui bourdonnent
au glas du ciel

Sur la piste
mes danseurs se déplient
leur malle à jouets débordants de sourires

Si la sonnette s’alarme
un taxi jaune hulule à travers la nuit

Exquise
la marée des bateaux mouches
remonte le vivarium

Exquise
la toison céleste s’effile aux nuages torréfiés

Dans ma tasse à café
nage un œil saupoudré de sucre
et ma petite cuillère si gentille

Venez mes pigeons indociles
vos fientes mouchardent Notre-Dame

face offerte aux touristes qui débordent de la Seine
comme un bras perdu.
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Jean-Marc
Envoyé mercredi 11 janvier 2006 - 16h16:   

Frondes solitaires

Vous aimez vous repaître de tout le ciel
comme un agrégé d’histoire
qui vient de naître

Vous voilà
bleuités insulaires

monstres blanchâtres échappées du Continent tortue
lièvres étourdis de mérite

Vous voilà
dans le cirque d’hiver
et ma boussole dans la tempête tropicale

o prédateurs lunaires
o cavale merveilleuse d’île en île

Contre l’épaule du vent
je tête à vos mamelles
et vos osselets tourbillonnent dans le sang terrestre

vos cheveux s’écaillent comme ultraviolets
et vos rayons s’arc-boutent aux colonnes de lumière

toutes vos fées fertilisent les lagons
et les dolmens bretons




Armez vous du poing de fer
et de la guisarme

A vos rires je me roidis
un corselet noir contre la fraîcheur des nuits
contre l’algue marine

A vos mains blanches
je respire le musc et la violette

à vos gants de soie
la marte flamboie comme une étoile noire
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Cécile
Envoyé vendredi 13 janvier 2006 - 13h45:   

Eh bien tu es remonté Jean Marc ! J'aime bien ces deux textes, avec une préférence pour le deuxième. Dans le premier il y a quelques lourdeurs à mon avis, parmi celles-ci :

"le vaisseau à aube" : ça fait un peu lourd
"les frelons qui bourdonnent" : pareil le "qui" alourdit

pourquoi pas "le glas du ciel" pour éviter de répéter "aux/au" ?

"et ma petite cuillère si gentille " : peut être y a t-il un autre terme pour "gentille" ?
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Jean-Marc
Envoyé samedi 14 janvier 2006 - 13h47:   

Merci Cécile,

oui je suppose qu'en enlevant des mots on allège forcément l'ensemble...mais un peu de lest ne nuit pas non plus

c'est comme pour "ma petite cuillère si gentille " j'y vois une vraie fausse note poétique

mais avec un froid pareil, mon alambic a tendance à geler...ce qui est contre-indiqué pour toute alchimie poétique brevetée

bises

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