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aar
| Envoyé dimanche 15 janvier 2006 - 12h14: | |
il jeta de l’eau sur les couleurs naquit la mer les vents d’ailleurs le bois humides des caravelles d’un trait il gonflait les voiles attachait les distances aux ports des sternes en plein ciel la plume allait sur le papier soyeuse appliquée logicienne du monde régissant l’enceinte des continents la destinée des fleuves Matiniño, Granadillos, Dominica, Marigalante... grains d’îles, peuples rêvés femmes aux couleurs aromatiques Paraquaria, Arauaca, Orenoque…
le ciel de Delft inondait la fenêtre improvisée de givre aux carreaux cela lui rappela l’hiver où l'encre avait gelé dans l'encrier le Zuider Zee les chevilles des patineuses les arabesques des patins sur la glace… Pernambuco, Ianeiro, Lagoa Doce... qui avait-il au delà de ces noms ? la terre avait-elle un passé ? l’imagination un devenir ? alors, sur le bord vierge de la carte il calligraphia en lettres or : ~ Castilla Aurea ~ **** Ioan Blaew, cartographe du Roy anno MDLXVI
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pour mettre à la voile
| Envoyé dimanche 15 janvier 2006 - 20h54: | |
Magnifiques les quatre premiers vers ! envie de les entendre, de les dire ... très évocatrice la suite mais le début nous emporte aussitôt .... "il jeta de l’eau sur les couleurs naquit la mer les vents d’ailleurs le bois humides des caravelles" j''aime aussi la fin : "alors, sur le bord vierge de la carte il calligraphia en lettres or : ~ Castilla Aurea " (Lilas) |
   
hulotte
| Envoyé dimanche 15 janvier 2006 - 22h29: | |
"femmes aux couleurs aromatiques" une très belle image |
   
Cécile
| Envoyé mercredi 18 janvier 2006 - 12h36: | |
ça donne envie de voyager tout ça ! Les lieux en langue originale donne un plus au texte je trouve. Sinon, ton écriture est soignée. Ca se lit avec plaisir. Cécile |
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