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Kel
| Envoyé mardi 17 janvier 2006 - 11h47: | |
Le mépris a la bouche en cul de poule, il se croit pourtant plus fort que l'amour, rouge comme une tulipe d’un jardin Hollandais ; la haine, avec ses jambes en ciseaux de fer, plus puissante que la tendresse, qui ressemble à un lit en verre rose et mou. Et ils le sont, ils n'écoutent pas la mélodie des oiseaux seriner la gaieté sur la branche, ni les nuages dessiner des formes de rêves dans le ciel poivre sel. Ils prennent une hache, et découpent l'arbre, et envoient des mirages kakis dans le ciel. La guerre dévaste tout. Elle n'est que cris, terreur et torture. Les larmes ne sont pas des armes, ce sont les gouttes de paix qui coulent quand la vague se retire, laissant le sel sur la peau de sable, et le vague à l’âme ; nous sommes aussi fragiles que les hommes de sable que l'on dessine sur la plage et qu’efface le vent. La paix revient toujours tristement, en boitant ; il y eut la guerre. Le pays avec ses blessures, perforé par de mille coups de revolvers, de mots durs et tranchants comme des injures en forme de silex noirs, la paix peine à pleurer, et le pays à se relever ; il ne reste que les pierres des maisons d’autrefois. Et les idées dures étaient des coutelas. Le glaive fut injuste et brandi depuis là haut. Certaines idées molles et gentilles passèrent inaperçues on leur marcha dessus sans faire attention. |
   
hulotte
| Envoyé mardi 17 janvier 2006 - 11h59: | |
De très belles images, " la haine, avec ses jambes en ciseaux de fer, plus puissante que la tendresse", "aussi fragiles que les hommes de sable que l'on dessine sur la plage et qu’efface le vent" "les idées dures étaient des coutelas" Peut-être devriez-vous revoir l'opposition haine/amour dans un sens plus fort concernant l'amour, lui donner une place plus résistante, la non-violence n'est pas forcément mollesse. Mais ceci est une simple suggestion, votre texte véhicule de très belles idées, merci . |
   
Kel
| Envoyé mardi 17 janvier 2006 - 12h17: | |
"Mou" ne convient pas que au shing gom, il correspond aussi au plaisir amoureux, de gourmandise, de paresse et de tendresse.. Je ne le perçois pas du tout comme péjoratif. Les grandes trouvailles, inventions (y compris littéraires, je trouve) se sont souvent faites avec l'acceptation de la notion subjective de temps et de l'espace "mous". Mais merci de cette lecture, peut-être modifierai je le texte d'après votre appréciation. |
   
Kel
| Envoyé mardi 17 janvier 2006 - 12h55: | |
... Certaines idées molles et gentilles passèrent inaperçues, on leur marcha dessus sans faire attention. Peut-être étaient elles idiotes, peut-être étaient elles intelligentes, on n'en sais rien, l'histoire ne le dit pas. |
   
jml
| Envoyé mardi 17 janvier 2006 - 15h39: | |
ce texte est un océan où les vagues tiennent leurs promesses. |
   
Kel
| Envoyé mardi 17 janvier 2006 - 17h58: | |
Merci Jean Marc de ta lecture, c'est encourageant.
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ali
| Envoyé mardi 17 janvier 2006 - 22h45: | |
on sent que ça va pas avec une telle fin du texte mais avec la phrase ajoutée la boucle est bouclée!
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Cécile
| Envoyé mercredi 18 janvier 2006 - 12h45: | |
Il y a de belles choses dans ce texte, des images fortes. Par contre, il y a certain endroit où ça manque de ponctuation et de rythme. et parfois peut être nous avons trop de détails... Bref, ce texte peut être un peu retravaillé à mon avis, mais il n'y manque pas grand chose.... Une phrase que je retiendrai longtemps : nous sommes aussi fragiles que les hommes de sable que l'on dessine sur la plage et qu’efface le vent.
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Kel
| Envoyé mercredi 18 janvier 2006 - 15h08: | |
Merci de votre lecture et avis, ali et Cécile.
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4ine
| Envoyé mercredi 18 janvier 2006 - 17h02: | |
... kel, ta langue s'adoucirait-elle en mûrissant ? .. je t'ai déjà lu bien mordant... lime un peu tes canines, que le fer ne les émousse ( dis-je dans un sourire ardant ) taille tes images, bel orfêvre ! tu as tout ce qu'il faut (j'aime beaucoup te lire ) |
   
Doukel
| Envoyé mercredi 18 janvier 2006 - 17h50: | |
Hélas, mes dents ne repoussent plus et même, elles rapetissent, dit on. Elles mordent moins, on dirait presque des dents de lait par moment. Sauf certains soirs de pleine lune, tintintintintintin ! Merci pour cet avis, gentille 4ine !
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