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PascalDuf
| Envoyé dimanche 22 janvier 2006 - 19h06: | |
Pisteur… Oiseau de l’Est… La main de l’étranger. La main de l’étranger tendue vers le lointain L’étranger éreinté qui songe à son logis Chaud, doux et précieux comme un baiser de femme. Coureur Kenyan tendu, silhouette imprimée sur l’horizon brûlé Tu laisses porter vers l’Occident les longs chants du vieux monde Qui coulent, inexorables, au rythme des saisons. Pisteur… Oiseau de l’est… Tu ne verras jamais la pluie. L’ancien, ici… Là-bas… A déposé ses traces. Mais le désert, le désert, le désert… Le désert est la porte du vieux monde. Coureur Kenyan… Pisteur… Oiseau de l’est… Antilope… Cliquetis des pierres… Je ne veux plus de cette vie en braille Je ne crois plus aux multitudes Frères… Il faut que je m’élance, un saut dans le vieux monde. Vos sourires à vous ont trop de fards. Clichés, routines, politiciens corrects aux discours vermoulus… Nostalgiques à vingt ans d’une vie fabriquée. Bitumes, boulevards… Occident, je t’oublie… Sous mes pieds sans chaussures vibre la piste d’or… J’ai croisé en courant un passant de fumée Qui déjà s’estompait dans le gras de la foule J’ai survolé des rues de suie plus éteintes et meurtries que des champs de bataille C’était l’Occident… Chez les hommes nouveaux… Une seule pensée et plus d’envies… Avoir envie, ne plus penser… J’ai enjambé des écoliers de pluie plus effrayés et sourds que des vieillards séniles C’était l’Occident… Chez les enfants rois… Un seul credo, mélancolie… Rancoeurs, suicides, vengeances en vidéo… Je ne veux plus de vie en braille Je ne croix plus aux multitudes. Frères, il faut que je m’élance, un saut sur le vieux monde… Un soir d’étoiles blanches, épuré de mes lourdeurs Aux sables du désert. Nouveau né du vieux monde Je retournerai à l’essentiel vers le lointain Moi… l’étranger… Ma main tendue, posée sur l’épaule du pisteur Coureur kenyan… oiseau de l’est… Je ne verrai jamais la pluie J’ai entendu l’ancien et j’ai suivi ses traces Ecouter simplement les longs chants du vieux monde. Je suis au désert Au désert, au désert, au désert… Chaud, doux et précieux comme un baiser de femme…
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