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ali
| Envoyé mercredi 25 janvier 2006 - 14h57: | |
Tous les arbres ont des larmes sauf qu'il y a ceux qui pleurent plus que les autres,comme le cas du pauvre saule . Le cyprès ,lui,ne pleure jamais .Il paraît qu’il ne demande rien à la terre ;lui il pleurniche vers le haut .. Il est obsédé par la verticalité comme s’il n’avait jamais ,-on dirait,goûté au plaisir de la station debout ou que son ancêtre était un handicapé ou un figuier de barbarie .. Mais Quand l’usure hante ses quelconques chants d’un dégoût il entame sa course derrière la nudité de son automne revoir les airs de cendre greffés à sa vitre étoilée à l'heure même des vents qui soufflent même si l’hiver est là au creux voluptueux de son errance sous l'étoile fâchée de l’hiver il se laisse nourrir ses larmes de l’ineffaçable magie des tours. Heureux sont les arbres !
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aglaé
| Envoyé mercredi 25 janvier 2006 - 20h18: | |
"""lui il pleurniche vers le haut .. """ Bonne trouvaille Révérend Frère Ali et très vraie!!! Soeur Aglaé de sainte Gudule
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ali
| Envoyé mercredi 25 janvier 2006 - 20h57: | |
Merci bcp ma chère Aglaé.. Maire Lucien de SAinte Gudule la Mare dit Ali..riresss
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Cécile
| Envoyé vendredi 27 janvier 2006 - 10h47: | |
tiens, salut ali et aglagla ! Ali, ce texte a des allures de contes !!! Il y aurait de quoi construire autour du cyprès et du saule pleureur ! Cécile |
   
pour Ali
| Envoyé lundi 30 janvier 2006 - 19h42: | |
"il se laisse nourrir ses larmes de l'ineffaçable magie des tours" Si Ali a voulu taper : "il laisse nourrir ses larmes de l'ineffable magie des tours" ces deux vers sont parmi les plus beaux qui évoquent un cyprès. J'aime beaucoup le procédé du passage du texte type "prose", au texte type "vers libres" qui conduit d'une approche non dénuée d'humour à un regard plus aigu, de plus en plus tourné "vers le haut". (Lilas) |
   
ali
| Envoyé mardi 31 janvier 2006 - 16h07: | |
merci Céci, tu sais, j'ai déjà des histoires avec les humains et les bêtes..!hi! hi voici chère Lilas ce que j'ai retouché.merci "il se laisse nourrir des larmes de l'ineffable magie des tours" |
   
pour le cyprès
| Envoyé mardi 31 janvier 2006 - 18h08: | |
Oui, Ali ! c'est magique ! -La suite "des ... de ... des " est "cassée" par la structure en deux vers, heureusement ! -Et ta transformation est bien meilleure que la mienne -laquelle serait apparue, à juste titre, paradoxale, puisque "le cyprés lui ne pleure jamais" . C'est bien plus clair ainsi pour le lecteur . Cette fois, ce cyprès a trouvé la source des indispensables larmes, une source à sa hauteur, au sens figuré comme au sens propre ! (:-))(Lilas) |