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karl
| Envoyé mardi 31 janvier 2006 - 18h20: | |
l'hiver qui s'abime en miettes de terre emportant tout la science terreur avertit pointant sur nous d'autres menaces le monde chauffe comme prévu le pire moi je baisse les yeux je prie il en va partout dans le corridor des petitesses enchantées il en va vers nos futurs rouges innocente course en sourire moi je soupire ils nous annoncent chagrin pluvieux longue agonie longue le ciel se meurt les années tombent en fermant derrière le très long espoir des hommes des pans d'éternité et toi tu me demandes qu'est-ce qu'y a papa rien fils rien que le monde n'attend plus
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4cat
| Envoyé mardi 31 janvier 2006 - 20h50: | |
.. nous serons les dinosaures de notre époque regarde la terre se retourne merci pour le texte, karl, merci |
   
Cécile
| Envoyé dimanche 05 février 2006 - 22h56: | |
oui merci ! "l'hiver qui s'abime / en miette de terre" : cette image est d'une certaine force comme un mélange de dureté et vérité... (mais vérité est dure) et l'introduction du fiston et de son père, renforce bien l'ensemble du texte... |
   
flo
| Envoyé jeudi 09 février 2006 - 13h57: | |
Karl, je suis de plus ne plus admirative de ce dialogue lente, contemplatif presque, noué avec l'innocence de tes enfants, de ce miroir de notre monde parfois un peu dépoli, un peu triste mais qui décille, peut-être. Et de l'humilité de ton avec laquelle tu abordes la grâce que portent les petits. il y a souvent beaucoup d'obeservation, mais aussi le courage de se présenter d'entre l'enfant et toi, comme celui qui est toujours le plus petit, le plus ignorant des choses essentielles peut-être, ou le plus éloigné des questions fondamentales, et par là même de toucher en nous cette zone qui ne demande qu'à ne pas mourir trop vite.
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