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66 zone franche - Le forum de Francopolis » Textes » A R C H I V E S » Les textes du 01.09.2005 au 28.02.2006 » Aux âmes mortes « précédent Suivant »

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Rapsode
Envoyé mercredi 08 février 2006 - 21h51:   

Aux âmes mortes



Entends le battement
De nos veilles horloges
Un son mat résonne
Et couvre une fissure

L’ardent feu sans brûlure
Illumine des nimbes
Porte à nos devenirs
Son halo de raisons

Laissons là nos bagages
L’aumône du partir
Offrons des paysages
Au-delà les saisons

Reviens moi sous ton châle
Étoffer ma retraite
Faire chanter les cigales
Absentes dans ma tête

Ici depuis longtemps
L’âme des pierres sèches
Dépasse des granits

La poésie se meurt
Fait le compte des briques…

L’humeur se résume…
Nous conte une morale
Au prix des muselières
Les sentences verbales

Le creusé du langage
Brûle aux stances tronquées
Des phrases sans relève

La poésie s'en va
Des poésies qui crèvent

Déjà un vent du large
Souffle en vers défaits
Le chant des âmes mortes…

Fermées de tous ses yeux

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invigene
Envoyé mercredi 08 février 2006 - 22h30:   

merci Rapsode
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invigene
Envoyé mercredi 08 février 2006 - 22h32:   

Emmurés vigiles en circulation dans un périmètre
Ta main battant venait se frotter sur des pierres
Notre âme résonne au gosier fêlé
Et voyage d'en haut, l'aimable volatile

Humide pluie sans eau sortie des failles
Remonte en son sein économiseur d'eau
Evapore à nos yeux vacillants d'étoffe
Sa brume d'oraison soufflant dans sa soufflance

Déposons-là nos épaules expédiants juges
Porte-à-faux dérisoires qui constammant se tassent
Offrons nous l'instant d'où nous nous grisons
Au-delà des saisons, des crimes et des radions

Réveille-moi sous ta crépusculaire voix
Eclairer mes silences un finit deux
Décorer les cloisons vouées à paître le champ
Défilant à mes yeux, pleurs insolites

Il sera une fois, sereine folle sirène
La sève des ambres jaunies par les pires temps
Recouvrira les larmes, jaunes aussi

La poésie se fond dans le moule beurré
Ventouse les sueurs de notre corps tortueux

Le soupir s'en régale, dégage
Nous exhale son ardeur carressante
L'âcre muse liée par le sceau du sot
Aux verbes conjugués gaiement

Le palais des langues si clair
Se décompose au refrain morcelé
Salive à la dernière parole livrée

La poésie se morfond en genèse
Des poésies qui gèlent de ne rien voir pour rire

Et quand vient la sécheresse primaire
Brisant la cassante terre oscultée
Une main arose ses pote-riz dehors si chaud

http://janemi.lee.free.fr/html/ecriture/emmures.html
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c.
Envoyé jeudi 09 février 2006 - 15h44:   

.. j'en ai plein la tête et les 4zieux

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