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Rapsode
| Envoyé mercredi 08 février 2006 - 21h51: | |
Aux âmes mortes Entends le battement De nos veilles horloges Un son mat résonne Et couvre une fissure L’ardent feu sans brûlure Illumine des nimbes Porte à nos devenirs Son halo de raisons Laissons là nos bagages L’aumône du partir Offrons des paysages Au-delà les saisons Reviens moi sous ton châle Étoffer ma retraite Faire chanter les cigales Absentes dans ma tête Ici depuis longtemps L’âme des pierres sèches Dépasse des granits La poésie se meurt Fait le compte des briques… L’humeur se résume… Nous conte une morale Au prix des muselières Les sentences verbales Le creusé du langage Brûle aux stances tronquées Des phrases sans relève La poésie s'en va Des poésies qui crèvent Déjà un vent du large Souffle en vers défaits Le chant des âmes mortes… Fermées de tous ses yeux
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invigene
| Envoyé mercredi 08 février 2006 - 22h30: | |
merci Rapsode |
   
invigene
| Envoyé mercredi 08 février 2006 - 22h32: | |
Emmurés vigiles en circulation dans un périmètre Ta main battant venait se frotter sur des pierres Notre âme résonne au gosier fêlé Et voyage d'en haut, l'aimable volatile Humide pluie sans eau sortie des failles Remonte en son sein économiseur d'eau Evapore à nos yeux vacillants d'étoffe Sa brume d'oraison soufflant dans sa soufflance Déposons-là nos épaules expédiants juges Porte-à-faux dérisoires qui constammant se tassent Offrons nous l'instant d'où nous nous grisons Au-delà des saisons, des crimes et des radions Réveille-moi sous ta crépusculaire voix Eclairer mes silences un finit deux Décorer les cloisons vouées à paître le champ Défilant à mes yeux, pleurs insolites Il sera une fois, sereine folle sirène La sève des ambres jaunies par les pires temps Recouvrira les larmes, jaunes aussi La poésie se fond dans le moule beurré Ventouse les sueurs de notre corps tortueux Le soupir s'en régale, dégage Nous exhale son ardeur carressante L'âcre muse liée par le sceau du sot Aux verbes conjugués gaiement Le palais des langues si clair Se décompose au refrain morcelé Salive à la dernière parole livrée La poésie se morfond en genèse Des poésies qui gèlent de ne rien voir pour rire Et quand vient la sécheresse primaire Brisant la cassante terre oscultée Une main arose ses pote-riz dehors si chaud http://janemi.lee.free.fr/html/ecriture/emmures.html |
   
c.
| Envoyé jeudi 09 février 2006 - 15h44: | |
.. j'en ai plein la tête et les 4zieux |
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